Ligue 1 : des mesures ultra-préventives

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Ligue 1 : des mesures ultra-préventives
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FOOT - Plusieurs matches de la 3e journée ont fait l'objet de mesures de restriction.

Nantes-PSG, Ajaccio-Nice, Lille-Saint-Etienne... A priori, la 3e journée de Ligue 1, qui s'ouvre vendredi par la rencontre entre Monaco et Toulouse, ne regorge pas de matches à hauts risques. Et pourtant, les autorités ont pris plusieurs décisions d'envergure pour éviter le moindre incident. Des mesures ultra-préventives accueillies au mieux avec circonspection.

Supporters du PSG, 930

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Nantes-PSG, dimanche (21h00).  La mesure :  interdiction de circuler dans un périmètre donné pour les supporters du PSG. "Supporter le PSG n'est pas un crime", disait une vieille banderole. Oui, mais entre 13h00 et 0h00, dimanche, aux environs du stade de la Beaujoire, à Nantes, ce sera interdit. "Le 25 août 2013 de 13h00 à 24h00, il est interdit à toute personne se prévalant de la qualité de supporter du club du Paris Saint-Germain ou se comportant comme tel, alors qu'elle est démunie de billet, ainsi qu'à toute personne ayant appartenu à une association de supporters dissoute du Paris Saint-Germain, d'accéder au stade de la Beaujoire et de circuler ou stationner sur la voie publique dans le périmètre délimité par les voies suivantes et sur les dites voies-elles mêmes." Le contexte : désormais persona non grata dans un Parc des Princes de plus en plus aseptisé, d'anciens ultras du PSG ont décidé d'encourager leur club à l'extérieur. Si elle a accepté un déplacement officiel de supporters, la préfecture a en revanche choisi de ne prendre aucun risque avec ces supporters indépendants. Et ce, d'autant que la Brigade Loire, l'un des groupes de supporters du FCN, est connu pour être l'un des plus bouillants de France. La réaction : Sur la demande d'un supporter, un avocat parisien avait décidé de déposer un recours afin de faire annuler l'arrêté préfectoral. Si la mesure n'a logiquement pas abouti, elle a au moins permis de médiatiser la situation, ce qu'avait confié l'homme de loi à 20minutes.fr.

Supporters de Saint-Etienne, 930

© REUTERS

Lille-Saint-Etienne, dimanche (14h00).La mesure :interdiction de se regrouper aux alentours du stade Pierre-Mauroy pour les supporters stéphanois. Supporters les plus fervents de Ligue 1 avec ceux de l'OM, les fans des Verts sont eux aussi dans le collimateur. Avant Lille-Saint-Etienne, dimanche, la préfecture du Nord a ainsi décidé de les canaliser. Cet arrêté préfectoral leur empêche l'accès au stade Pierre-Mauroy, s'ils ne sont pas déjà munis de billets, et interdit les regroupements dans le voisinage de 9h00 à 18h00. Officiellement, cet arrêté "vise à permettre à tous les spectateurs, y compris aux 1.000 supporteurs de Saint-Etienne qui sont autorisés à assister au match grâce à un transport de bus obligatoire, de participer dans les meilleures conditions à ce match à enjeu". Le contexte : Lors du premier déplacement de la saison, à Ajaccio, des affrontements avaient éclaté après le match entre des supporters des Verts et les CRS.

Supporters niçois face à Lille (930x620)

© MAXPPP

Ajaccio-Nice, dimanche (17h00).La mesure :interdiction de déplacement pour les supporters niçois. A l'instar des supporters du PSG, les fans niçois sont depuis quelques saisons dans le viseur de la division nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH). La préfecture de Corse du Sud a interdit la présence de supporters niçois, dimanche, au stade François-Coty d'Ajaccio, toujours pour la même raison : risques de "troubles graves à l'ordre public". Cette mesure n'est pas une surprise. Elle s'applique chaque année maintenant depuis la remontée de l'ACA en Ligue 1, il y a deux ans. Le contexte : Les ultras niçois, parmi les plus chauds du pays, entretiennent une forte rivalité avec les supporters insulaires. En février dernier, la même mesure d'interdiction avait été prise avant le déplacement des Aiglons à Bastia. Les supporters niçois doivent prendre leur mal en patience. Avant ce déplacement interdit, ils avaient été privés du premier match à domicile de leur équipe, samedi dernier, contre Rennes, le club ayant été condamné à un match à huis clos après des incidents lors de la réception de l'OL, en fin de saison dernière. La réaction : Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a regretté "les mesures excessives prises par la Préfecture de Corse du Sud qui pénalisent avant tout les amoureux du football niçois qui ne pourront pas assister au match de leur équipe et soutenir leurs joueurs" avant d'ajouter : "je souhaite, pour le plaisir de tous les passionnés de sport, que les prochaines rencontres entre les joueurs corses et niçois puissent se dérouler dans de meilleures conditions."