Les dix clés de PSG-Montpellier

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Les dix clés de PSG-Montpellier
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LIGUE 1 - Europe1.fr a listé les choses à savoir avant le choc de la 24e journée, dimanche.

Le dauphin de la Ligue 1, Montpellier, se déplace chez le leader, le PSG, dimanche soir (21h00), dans le choc au sommet de la Ligue 1. Un point seulement sépare les deux équipes, qui ont fait le trou sur leurs poursuivants en tête du classement. Europe1.fr vous présente les dix choses à savoir pour vivre cette affiche sans doute décisive dans la course au titre de champion de France.

Une finale avant l'heure ? Le titre se joue-t-il, dimanche soir, au Parc ? "Ce sera un match très important mais je ne pense pas qu'il décidera de la victoire finale", a tranché l'entraîneur parisien Carlo Ancelotti, samedi, en conférence de presse. On ne peut lui donner tort. En effet, après le match de dimanche, il restera encore quatorze journées et donc 42 points à prendre. Dès le week-end prochain, par exemple, le PSG se déplacera à Lyon. Du côté de Montpellier, on endosse la panoplie de l'outsider. "On n'a aucune pression à avoir", estime l'entraîneur René Girard. "Paris est favori, c'est la grosse équipe de notre championnat, tout le monde l'attend sur la plus haute marche du podium."

David contre Goliath. Difficile d'imaginer une affiche aussi contrastée que ce PSG-Montpellier. Qatar Sports Investments contre la Nicollin Holding. 150 millions d'euros de budget contre 36. Plus de 100 millions d'euros investis sur le marché des transferts contre deux millions pour le seul Henri Bedimo. Les 350.000 euros bruts mensuels de Javier Pastore contre les 85.000 euros d'Olivier Giroud. Mais au-delà des chiffres, c'est aussi deux modes de fonctionnements qui s'affrontent : le club mondialisé, comptant sur des talents et des capitaux étrangers, et le club à la gestion patriarcale, propriété du seul Louis Nicollin et misant avant tout sur la qualité de son centre de formation.

Louis Nicollin (930x620)

© REUTERS

Gare au "Loulou". "On va gagner au Parc", annonce Louis Nicollin dans L'Equipe de samedi. "Si on bat le PSG, je partirai en vrille, c'est sûr, mais pour la prime. Pas plus..." Sûr ? Le président du club héraultais, qui a multiplié les déclarations dans les médias cette semaine (Canal Football Club, Midi Libre, France Football, L'Equipe,...), est un habitué des déclarations fracassantes et des happenings farfelus. En 1989, lors d'un PSG-Montpellier aoûtien très tendu, le président débonnaire n'avait pas hésité à venir sur la pelouse pour discuter le bout de gras avec l'arbitre. Dimanche, il sera sur le banc de touche. Et, en cas de victoire, on le sent quand même bien capable de dégoupiller...

Giroud, serial buteur. Si deux des trois places du podium des buteurs de Ligue 1 sont occupés par des Parisiens (Nene et Kévin Gameiro), la première est accaparée par l'avant-centre montpelliérain, Olivier Giroud, le prototype de l'attaquant complet qui manque au PSG... Avec déjà seize buts inscrits en 23 journées, l'ancien joueur du FC Tours réalise une saison exemplaire, avec une propension à briller en deuxième mi-temps (où il a inscrit 14 de ses 16 buts !). Le PSG a plutôt bien réussi à Giroud ces derniers temps. La saison dernière, c'est lui qui avait offert la victoire à son équipe en demi-finales de la Coupe de la Ligue, lui aussi qui avait marqué un doublé au Parc lors d'un match mémorable (2-2). A noter que lors du match aller, Giroud avait également marqué le but de l'année, qui avait été injustement refusé pour hors-jeu.

Giroud inscrit un but en retourné... refusé :

Qui derrière Benzema ? Appelé par Laurent Blanc pour les deux matches amicaux de novembre, Giroud sait qu'il a une carte à jouer dans la course à l'Euro 2012. En effet, il pourrait retrouver face à lui, dimanche, deux de ses rivaux principaux pour le statut d'avant-centre n°2 des Bleus derrière Karim Benzema : Kévin Gameiro et, à un degré moindre, Guillaume Hoarau. A condition que l'un ou l'autre joue. En effet, Ancelotti pourrait choisir d'évoluer sans avant-centre de métier, avec un trio offensif Pastore-Ménez-Nene. Quoi qu'il arrive, Blanc ne se limitera pas à ce seul match pour faire son choix. Mais les performances (ou absences) des uns et des autres pourraient marquer les esprits.

La centième de Girard. Arrivé en 2009 à Montpellier, René Girard fêtera face au PSG son centième match de Ligue 1 sur le banc du MHSC. Cet ancien joueur passé par le rival local, Nîmes, a depuis imposé sa patte : celle d'un habile technicien, prompt à révéler les talents précoces. Dimanche, il aura face à lui Carlo Ancelotti, au salaire 24 fois supérieur au sien (1,2 million d'euros contre 50.000 euros). Cela nous promet un combat tactique étonnant entre un coach formateur et fort en gueule, qui a entraîné l'équipe de France Espoirs, et le "Mister", passé par l'AC Milan et Chelsea, qui, un mois demi après son arrivée, va disputer en France son premier test d'envergure.

Carlo Ancelotti au Parc des Princes, 930

© REUTERS

Un combat tactique. La meilleure attaque de Ligue 1, Montpellier, face à la meilleure défense de Ligue 1, le PSG. Voilà également une façon de présenter ce choc au sommet. L'issue de la rencontre dépendra des capacités du MHSC à ébranler le bloc parisien, organisé dans le fameux "arbre de Noël", avec trois milieux de terrain, Mohamed Sissoko, Thiago Motta et Blaise Matuidi. Si le PSG évolue désormais en 4-3-2-1, Montpellier joue lui en 4-2-3-1, avec deux récupérateurs, un dispositif tactique qui était celui du PSG version Antoine Kombouaré...

Esprit de revanche. Le 24 septembre dernier, le match aller entre les deux équipes avait tenu toutes ses promesses, avec à l'arrivée une nette victoire du PSG (3-0). Cinq mois après, les Montpelliérains ont-ils digéré ? "On a une petite revanche à prendre On a commis des petites erreurs de jeunesse. J'espère que cela ne se reproduira pas. Il faudra être un peu moins joueur et un peu patient", estime Olivier Giroud. Pendant une demi-heure, le MHSC avait bousculé le PSG. Mais le match avait définitivement basculé sur une volée splendide de Javier Pastore, qui offrit deux buts d'avance aux Rouge et Bleu juste avant la mi-temps. L'Argentin, intenable ce soir-là, avait même inscrit le troisième but.

Le PSG s'impose 3-0 à Montpellier, le 24 septembre :

Pastore, le retour. Absent des terrains depuis le 20 janvier et sa blessure face à Sablé en Coupe de France, Pastore devrait faire son retour, dimanche, au Parc des princes. Alors, titulaire ou pas ? "Il s'est bien entraîné cette semaine. Il n'y a pas de problème", a expliqué Ancelotti, samedi. "Je vais décider demain (dimanche) s'il va jouer dès les premières minutes ou plus tard. Avoir Pastore pour ce match sera important." Ce sera important, seulement et seulement si l'ancien meneur de Palerme retrouve le niveau qui fut le sien en septembre...

Le MHSC à l'aise au Parc. Un choc au sommet n'est pas une garantie de spectacle. Mais avec PSG-Montpellier, les buts ont souvent été au rendez-vous. La saison de son retour en Ligue 1, en 2009-10, le MHSC s'était imposé 3-1. Et l'an dernier, le 13 mars, le match s'était achevé sur un score de parité : 2-2. Le PSG, qui menait 2-0 à la 13e minute de jeu, puis qui a évolué à onze contre dix dès la 48e minute, avait concédé le nul (2-2). A l'issue de la rencontre, Nene, auquel Hoarau avait fait des reproches au micro de Canal+, avait lâché cette fameuse phrase : "avant, j'étais la solution, maintenant, je suis le problème". Ce jour-là, le PSG avait dit adieu au titre. Dimanche, il espère s'en approcher.

Le PSG et Montpellier font match nul, en mars 2011 :