Les 5 casseroles de Mourinho au Real

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Les 5 casseroles de Mourinho au Real
@ REUTERS
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FOOT - José Mourinho quittera Madrid à la fin de la saison. Le roi de la provoc' s'en va.  

Adepte des petites piques en conférence de presse et des accrochages sur le bord du terrain, José Mourinho, désormais ex-entraîneur du Real Madrid, est aussi célèbre pour son palmarès que pour son amour de la provocation. Le coach portugais qui partira à la fin de la saison (certainement à Chelsea) est resté trois ans en Espagne. Retour sur ses meilleures casseroles chez les Merengue.

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Respecter les règles ? Pour quoi faire ?Le 23 novembre 2010, en Ligue des champions. Lors de la 5e journée de phase de poules, le Real Madrid se déplace à Amsterdam. Grâce à un doublé de Cristiano Ronaldo, un but de Karim Benzema et un autre d'Arbeloa, les Merengue s'imposent facilement (4-0). Mais juste avant la fin de la rencontre, José Mourinho délivre un message au creux de l'oreille de Xabi Alonso. Il lui demande de se faire volontairement exclure afin qu'il arrive en huitièmes de finale avec un casier disciplinaire vierge. Le technicien Portugais  demande aussi de faire passer le message à Sergio Ramos. Mourinho sera suspendu deux matches pour cette filouterie.

Mourinho tire l'oreille de Vilanova.Le 17 août 2011, en Supercoupe d'Espagne. Dans un Clasico totalement électrique, les Madrilènes perdent pied et laissent la colère prendre le dessus. Le défenseur brésilien Marcelo découpe Cesc Fabregas juste devant le banc de touche catalan. Ce tacle assassin déclenche une grosse bagarre générale entre les deux équipes. Au lieu de défier Tito Vilanova en face à face, le "Mou" surprend l'adjoint de Guardiola (aujourd'hui entraîneur du Barça) en lui tirant l'oreille.

Le dérapage à l'entraînement.Le 20 février 2012, en Ligue des champions. Amateur de beaux costumes, le Portugais aux cheveux poivre et sel n'est pas vraiment du genre à chouchouter ses joueurs à l'entraînement. Devant la chaîne de télévision espagnole Cuatro, Mourinho s'énerve et lâche des propos homophobes à l'encontre des organisateurs de l'UEFA : "et ces pédés, là, qui ne nous disent pas avec quel ballon on jouera !"

L'art de la phrase choc. Le 14 août 2012 avant la reprise de la Liga. Quand il était encore à Chelsea, José Mourinho s'était autoproclamé "The Special One". La presse avait d'abord moqué son égocentrisme avant de reprendre ce sobriquet. Mais à la veille de sa dernière saison au Real Madrid et après avoir remporté la Liga avec le Real, il ne trouve plus son surnom très adapté. "Le seul à avoir gagné les trois plus grands championnats du monde, c'est moi", déclare alors l'entraîneur à une télé portugaise. "Alors que cela plaise ou non, qu'on reconnaisse ma valeur ou pas, ... on devrait peut être m'appeler 'The Only One' (l’Unique) au lieu de 'Spécial' jusqu'à ce quelqu'un gagne les trois championnats comme moi".

Quand Mourinho pète les plombs.Le 9 janvier 2013, en Coupe du Roi. On aurait pu choisir un de ses nombreux coups de gueule auprès de l'arbitre ou une de ses mimiques sardoniques adressées à l'entraîneur adverse pour le déstabiliser. Mais le très narcissique Mourinho est aussi très colérique. Malgré la très large victoire de son équipe (4-0) en huitièmes de finale de Coupe du Roi contre le Celta Vigo, il s'emporte après une faute non sifflée sur Ronaldo. Grosse frayeur pour un pauvre entraîneur adjoint…