Le Real veut briser la malédiction

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Le Real veut briser la malédiction
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LIGUE DES CHAMPIONS - Le club madrilène se déplace mardi sur la pelouse du Bayern Munich.

Une élimination face au rival du FC Barcelone (2011), une autre d'un petit but contre le Borussia Dortmund (2013) et la plus cruelle, aux tirs au but, contre le Bayern Munich (2012) : le Real Madrid reste sur trois éliminations consécutives au stade des demi-finales de la Ligue des champions. Mardi soir, tout un peuple espère que cette malédiction des demi-finales s'arrêtera et que les Merengue vont cette fois sortir vainqueurs de leur double confrontation contre le Bayern. Lors du match aller, les joueurs de Carlo Ancelotti l'ont emporté (1-0), s'offrant un matelas (peu confortable). "On a un petit avantage du match aller et on va essayer d'en profiter", a confié l'ancien entraîneur du PSG. "Mais on n'est pas stupide à penser qu'on a déjà gagné."

Hierro à la Ligue des champions (930x1240)

© REUTERS

Douze ans sans finale. Car, dans le passé récent, le Real a beaucoup perdu. S'il a échoué les trois années précédentes en demi-finales, sous la direction de José Mourinho, il restait auparavant sur six éliminations consécutives en huitièmes de finale (de 2005 à 2010), une en quarts de finale (2004) et encore une autre demi-finale, perdue face à la Juventus Turin en 2003 (2-1, 1-3). De fait, la dernière finale du Real, élu meilleur club du XXe siècle par la Fifa, remonte à 2002, avec le titre à la clé, contre le Bayer Leverkusen (2-1). Depuis, le Real attend une nouvelle finale et l'opportunité de décrocher la fameuse "décima", la dixième Ligue des champions ou Coupe des clubs champions de son histoire, après celles obtenues entre 1956 et 1960, 1966, 1998, 2000 et 2002. "Pour le Real Madrid, c'est une compétition très importante, surtout si nous gagnons le titre cette saison, le club comptera dix Coupes d'Europe (le club a également remporté la Coupe de l'UEFA à deux reprises, ndlr)", a insisté Ancelotti.

>> La presse espagnole, mardi matin, annonce le feu : celui que les trois attaquants du Real entretiennent et celui allumé par "Pep" Guardiola en conférence de presse et que Casillas et Ronaldo entendent éteindre en bons pompiers ("bomberos").

Marca et As (930x620)

© Montage Marca/As

Benzema à l'entraînement (930x620)

© REUTERS

Benzema, le "facteur français" ? Et pour l'emporter mardi soir dans une demi-finale retour très indécise, Ancelotti devrait pouvoir compter sur "BBC", Benzema, Bale et Cristiano Ronaldo, ses trois stars de la ligne d'attaque qui n'ont plus été alignées ensemble depuis le début du mois d'avril. L'attaquant français a reçu un coup à un genou et n'a pas joué samedi dernier, l'ailier gallois sort d'une grippe et la star portugaise a repris la compétition à l'occasion du match aller après trois semaines d'absence.  "S'ils se sentent bien, ils joueront, évidemment", a simplement commenté le technicien italien. "L'objectif est de marquer, pas de défendre. Plus tôt, nous marquerons, mieux ce sera. Voilà la ligne que nous devons préparer." Un but du Real et le Bayern serait obligé d'en marquer trois (sans en prendre) pour se qualifier.

Le quotidien espagnol Marca rappelle qu'un Français a toujours brillé face au Bayern : Nicolas Anelka avait inscrit le but décisif en demi-finales 2000 (2-0, 1-2) et, deux ans plus tard, cette fois en quarts de finale, "Zizou" avait marqué lui aussi contre les Munichois (1-2, 2-0). Les Madridistas espèrent aujourd'hui qu'un autre "facteur français", Karim Benzema en l’occurrence, va mettre le Real sur la voie de la "décima"...

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