Le PSG a eu tout faux

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Le PSG a eu tout faux
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DÉSILLUSION - Le PSG s'est incliné (2-0) face à Chelsea dans une partie totalement manquée. Analyse.

Vainqueur (3-1) lors du match aller la semaine dernière au Parc des Princes, c'est un PSG confiant qui s'est présenté mardi soir à Stanford Bridge. Avec 78% de chances de se qualifier après une victoire par un tel écart, Laurent Blanc se voyaient certainement déjà en demi-finales de la Ligue des champions. Mais sans Zlatan Ibrahimovic ni aucune solution offensive, Paris est passé totalement à côté de son match, s'inclinant logiquement (2-0) face au Chelsea de José Mourinho. Voici toutes les fausses notes d'une soirée cauchemardesque.  

Cavani

© REUTERS

Cavani n'est pas encore un grand. Il avait la lourde tâche de remplacer Zlatan Ibrahimovic, blessé au match aller. L'ex-Napolitain a au moins une certitude après avoir raté son match : il devra encore beaucoup travailler pour faire oublier Ibra. "El Matador" a d'abord beaucoup travaillé, ne ménageant jamais ses efforts pour aider ses partenaires dans le repli défensif. Mais en deuxième période, il a eu plusieurs opportunités. Et à chaque fois, il s'est emmêlé les pinceaux. Une tête non cadrée (58e) sur corner et deux reprises du gauche au dessus de la cage (72e et 78e). Pour conclure une soirée catastrophique, il a écopé d'un carton jaune stupide synonyme de suspension au prochain match... en septembre.

Le PSG s'incline (2-0) face à Chelsea :

La grosse faute de marquage de Lucas. En quarts de finale de la Ligue des champions, lâcher le marquage d'un adversaire sur corner relève de la faute professionnelle. Au deuxième poteau, c'est lui qui est en charge de veiller sur André Schürrle. Et même s'il a souvent tenté de longues percées dans la défense londonienne, le Brésilien a manqué de justesse et d'intelligence pour lâcher son ballon au bon moment. 

Les choix étranges de Laurent Blanc. Stamford Bridge n'a même pas attendu le coup de sifflet final pour chanter sa reconnaissance et son admiration au technicien portugais, José Mourinho. Il le fait même à chaque fois. Quart de finaliste de la Ligue des Champions pour la 8e fois avec quatre équipes différentes (Porto, Chelsea, Inter Milan et Real Madrid), il s'est qualifié pour la... 8e fois. En face, Laurent Blanc ne peut pas vraiment en dire autant. Faire sortir Marco Verratti à la 55e minute alors qu'il a les clés du jeu parisien a été sa première erreur. On peut aussi se demander pourquoi il a décidé de faire rentrer Marquinhos dans les cinq dernières minutes à la place de Lucas. A trop vouloir attendre, il a fini par perdre sans même essayer de se battre.

Blanc-Mourinho

La vie est trop dure sans Ibra. Après le match aller, de nombreux observateurs avaient expliqué que Paris était tout à fait capable de jouer sans Zlatan Ibrahimovic. Mais son absence a été beaucoup trop lourde à supporter pour ses partenaires. Sur le terrain, il est le véritable patron de cette équipe parisienne. Il replace, descend pour aider sa défense, crie sur ses partenaires, les remotive. Et le plus important dans ce genre de grands matches, il rate rarement le geste qu'il faut. Installé dans les tribunes de Stamford Bridge, l'attaquant suédois a certainement pesté contre ses coéquipiers. Mais cette fois, il n'a rien pu faire pour les aider...

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