Le Graët ne veut plus de Laurent Blanc

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Le Graët ne veut plus de Laurent Blanc
@ REUTERS
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FOOT - D'après le JDD, Laurent Blanc ne sera pas prolongé à son poste après l'Euro.

Le divorce est bien consommé entre le sélectionneur national, Laurent Blanc, et le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët. Depuis son arrivée à la tête de la Fédé le 18 juin dernier, le nouveau "boss" de la 3F ne s'entend pas avec l'ancien international tricolore. D'après des informations du JDD, le contrat de Laurent Blanc ne sera pas prolongé après l'Euro 2012. Le Graët lui chercherait déjà un successeur et sa première cible serait Arsène Wenger, l'actuel coach des Gunners.

Une pub et des frais trop importants

Depuis plusieurs semaines, la tension monte entre les deux hommes. Plusieurs raisons sont au centre de la discorde. D'abord, la communication est quasi nulle entre le président et son sélectionneur. Le Graët n'aurait pas non plus apprécié la participation de Laurent Blanc dans un spot publicitaire pour le Crédit Agricole. Une publicité, certes très bien payée (300.000 euros), mais qui pourrait coûter cher au coach des Bleus.

Mais la liste des différends ne s'arrête pas là. Noël Le Graët n'apprécierait pas non plus certaines méthodes de Laurent Blanc. Le président de la FFF juge par exemple complètement inutile le staff pléthorique de l'équipe de France et le recours à des prestataires extérieurs comme Fabien Barthez, Henri Emile ou encore Philippe Tournon.

Wenger, futur sélectionneur ?

Et ce n'est pas fini. Le Graët n'aimerait pas trop la présence de Jean- Pierre Bernès aux côtés du sélectionneur. Pour ceux qui ne connaissent pas ce personnage, Bernès est un agent de joueurs français qui a eu une implication directe dans les affaires de corruption autour du match VA-OM, en 1993.

Le sort du couple Blanc-Le Graët semble donc déjà scellé. Après l'Euro en Pologne et en Ukraine, en juin prochain, le sélectionneur changera de nom. S'il n'y a encore aucune certitude sur l'identité du successeur, le nom d'Arsène Wenger semble le plus crédible. Le manager d'Arsenal a souvent dit qu'il aimerait bien entraîner les Bleus à la fin de sa carrière. A 62 ans, c'est peut-être son heure...