Le cauchemar bien réel de l'OL

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Le cauchemar bien réel de l'OL
@ REUTERS
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EN UN CLIC - Lyon est éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions aux tirs au but.

Lyon n'y a jamais cru. Après la victoire (1-0) au match aller, l'OL était en bonne position pour se qualifier pour les quarts de finale. Mais après l'ouverture du score de Manduca, les Lyonnais n'ont jamais su relever la tête. A part une bonne tête d'Ederson, les joueurs de Rémi Garde ne se sont créés aucune occasion franche. Les 30 minutes de la prolongation n'y changeront rien. Et très logiquement, c'est la surprenante équipe de l'Apoel Nicosie qui s'est qualifié en quarts de finale aux tirs au but (4-3). 

L'OL n'aime pas les tirs au but. En 2005 déjà, Lyon avait connu cette fameuse loterie des tirs au but, au stade des quarts de finale contre le PSV Eindhoven. Les Lyonnais étaient passés complètement à côté de cet exercice et s'étaient inclinés (4 tab à 2). Sept ans plus tard, bis repetita sur la pelouse de l'Apoel Nicosie.

La pensée du jour. "Quand on tombe sur des équipes qui sont inférieures, on ne peut pas se ramasser, on ne peut que gagner". Une phrase signée Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, le 16 décembre dernier, juste après le tirage au sort des huitièmes de finale. Cette déclaration résonne avec force après l'élimination lyonnaise, mercredi soir sur la pelouse de l'Apoel Nicosie.

Nicosie-2

Celui qui aurait dû rester chez lui : Koné. Le Burkinabé n'a pas fait preuve de beaucoup de sérénité, notamment en première mi-temps. Pris de vitesse sur le premier but, Bakary Koné n'a pas gagné son duel. Il a su se reprendre dans le deuxième acte mais pas assez pour faire oublier sa grosse bévue sur le but de Manduca.

Celui qui a bien mérité sa douche : Charalambides. Très juste à chaque fois qu'il a touché le ballon, il a été très précieux à son équipe tout au long de la partie. Le capitaine chypriote a aussi porté le danger à de nombreuses reprises sur le but d'Hugo Lloris. Charalambides sera indispensable au prochain tour.

Nicosie

Le tifo. Dans un des virages du stade GSP de Nicosie, les supporters ont souvent ressorti une grosse banderole avec une inscription "Sentez la terreur de Nicosie". Après l'ouverture du score très précoce des Chypriotes, ce tifo a pris tout son sens. Pendant 120 minutes, les 23.000 spectateurs présents dans le stade n'ont pas arrêté de donner de la voix pour soutenir leur équipe. Cette fameuse "terreur" a fini par payer.