L'Olimpiyskiy, un stade d'Histoire et d'histoires

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L'Olimpiyskiy, un stade d'Histoire et d'histoires
@ Nicolas ROUYER/Europe 1
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L’ARÈNE - Le barrage aller entre l'Ukraine et la France se dispute dans un stade atypique et imposant.

Stade olympique de Kiev (930x620)

© Nicolas ROUYER/Europe 1

Depuis quelques jours, la France du foot ne parle que de ce lieu : le stade olympique de Kiev, où se disputera vendredi soir le barrage aller de qualifications pour la Coupe du monde 2014 entre l’Ukraine et l'équipe de France. Et, depuis quelques jours, vous vous demandez peut-être pourquoi on parle de stade olympique pour une ville et un pays qui n’ont jamais organisé les Jeux. 

En réalité, pour le pays, ce n’est pas tout à fait vrai.

Panneau au stade olympique de kiev (930x620)

© Nicolas ROUYER/Europe 1

En effet, l’URSS et, de fait, l’Ukraine, indépendante depuis 1991 seulement, a accueilli les Jeux olympiques en 1980.  Et le stade de Kiev avait été le théâtre de plusieurs matches du tournoi olympique de football, dont le quart de finale entre l’Allemagne de l’Est et l’Irak (4-0). L’adjectif olympique a été repris en 1996.

Stade rouge Trotski en 1923

Car, à l’époque des Jeux de Mocou, le stade s’appelait même le stade… républicain. Comme cela arrive parfois avec des lieux ou des villes en Europe de l’Est, il a changé plusieurs fois de nom au gré des bouleversements politiques. Il est né stade rouge Trotski en 1923, s’est appelé stade républicain Khrouchtchev, mais aussi stade pan-ukrainien pendant la Seconde Guerre mondiale.

Stade olympique de Kiev (930X620)

© Nicolas ROUYER/Europe 1

Aujourd’hui, la deuxième plus grande enceinte sportive d’Europe de l’Est derrière le stade Loujniki de Moscou, d’une capacité de 70.050 places, porte le nom officiel d’Olimpiyskiy National Sports Complex. Car on n’y pratique pas que du foot, mais aussi de l’athlétisme, comme le montre la piste bleue qui entoure la pelouse.

Un mélange d’Histoire et de modernité

Stade imposant, posé en plein milieu de la cité, l’Olimpiyskiy NSC, désormais recouvert d'un toit, n’a rien perdu de son envergure soviétique. Ses coursives, froides et cliniques, semblent tout droit échappées d’un film de James Bond.

C’est aussi le signe d’une réelle modernité, qui prend tout son sens lorsqu’on lève les yeux vers les gradins, aux teintes chamarrées, donnant l'illusion d'une fusion entre le jaune et le bleu.

Le stade a profité à plein des travaux de rénovation entrepris au moment de l’Euro 2012, co-organisé par l’Ukraine avec son voisin, la Pologne. Sa nouvelle mouture, inaugurée en octobre 2011 par un concert de… Shakira, a accueilli l’an dernier la finale du championnat d’Europe remportée par l’Espagne aux dépens de l’Italie (4-0).

Les Bleus au stade olympique (930x620)

© Nicolas ROUYER/Europe 1

Aujourd’hui, le lieu de résidence du Dynamo Kiev fait figure de référence dans toute l’Europe, au même titre que la Donbass Arena de Donetsk, que les Bleus connaissent bien pour s’y être imposés à deux reprises, en 2011 et 2012. En revanche, en deux matches, ils n’ont jamais gagné au stade olympique (nuls en 99 et 2007). Vendredi soir, à défaut de médaille d’or, les Bleus tenteront de décrocher un résultat en or...

Stade olympique de Kiev (930X620)

© Nicolas ROUYER/Europe 1

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