Hollande et le "problème" ukrainien

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Hollande et le "problème" ukrainien
@ Montage REUTERS/MAXPPP
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EURO 2012 - Le président français a laissé entendre qu'il pourrait ne pas se rendre en Ukraine.

L'équipe de France va disputer ses trois matches du premier tour de l'Euro et son éventuel quart de finale en Ukraine. Mais elle ne le fera peut-être pas sous les yeux de son nouveau président. En effet, François Hollande a ouvert la porte, tard dans la soirée de mercredi, à un boycott de la compétition co-organisée par l'Ukraine et la Pologne.

Le sort de Timochenko au cœur du différend

Interrogé sur ce sujet à Bruxelles, lors d'une conférence de presse à l'issue d'un conseil européen informel, Hollande s'est fendu d'une réponse lourde de sens : "j'aime beaucoup le football mais ce qui se passe en Ukraine est un problème". Le "problème" auquel fait référence le président de la République, ce sont les allégations de mauvais traitements infligés à l'opposante et ancienne Première ministre Ioulia Timochenko, en attente de son procès en appel.

Celui-ci a été repoussé au 26 juin, à quelques jours de la finale de l'Euro 2012 qui aura lieu dans la capitale ukrainienne, à Kiev. Hollande a précisé avoir évoqué le sujet avec le Premier ministre polonais Donald Tusk. Plusieurs dirigeants européens ont menacé de boycotter la compétition pour manifester leur préoccupation au sujet du sort de Timochenko, qui se dit victime de harcèlement politique.

 >> A lire : Timochenko, une égérie en prison

L'égérie de la "Révolution orange" de 2004, qui, à 51 ans, est l'une des principales opposantes au président Viktor Ianoukovitch, a été condamnée en octobre dernier pour avoir, selon la justice ukrainienne, abusé de ses pouvoirs lors de son second mandat à la tête du gouvernement, entre 2007 et 2010.