France Espoirs : Bleuets mais expérimentés

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France Espoirs : Bleuets mais expérimentés
@ REUTERS
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EXPÉRIENCE - La plupart des sélectionnés disposent d’un temps de jeu confortable dans leurs clubs.

L’équipe de France Espoirs dispute vendredi 10 octobre au Mans, et mardi 14 octobre à Halmstad les barrages de l’Euro face à la Suède. Les Bleuets ne se sont plus qualifiés pour cette compétition depuis huit longues années et une demi-finale - perdue - face au Pays-Bas, en 2006. Cette année, le sélectionneur national Pierre Mankowski dispose d’un groupe à l’expérience rare pour cette catégorie d’âge.

Quasiment tous titulaires en club. Loin de l’image d’Épinal que véhiculent habituellement les sélections de jeunes, ces Espoirs n'en ont que le nom. Ils sont tous, pour la plupart, titulaires dans leur club respectif, et ce, malgré des dates de naissance qui vont de 1992 à 1996. "Le week-end dernier, ils étaient nombreux sur les terrains", rappelle Pierre Mankowski au micro Europe 1. "C’est nouveau, mais cela prouve la qualité du groupe."

En effet, sur les 23 joueurs appelés, un seul n’a pas disputé une seule minute en championnat avec son club depuis le début de la saison : il s’agit de Kurt Zouma (qui a en revanche disputé une rencontre de League Cup, contre Bolton, et a même marqué !, ndlr). Ça se comprend, ce dernier, arrivé cet été en provenance de Saint-Etienne, est en concurrence tous les week-ends avec… Tim Cahill et John Terry, internationaux anglais et références en la matière. Pour le reste, ces Bleuets bénéficient quasiment tous d’un temps de jeu conséquent, la preuve en infographie, poste par poste.

Les gardiens : Que ce soit Paul Nardi à Nancy (Ligue 2), Alphonse Areola (Bastia) ou Zacharie Boucher (Toulouse), les trois portiers sont des titulaires indiscutables dans leur club respectif. Areola, champion du monde des moins de 20 ans et qui appartient au PSG, est allé chercher du temps successivement à Lens puis à Bastia. Nardi et Boucher se sont également installés, que ce soit à Nancy ou Toulouse. Une chance pour Pierre Mankowski, qui possède donc trois portiers titulaires et en pleine possession de leurs moyens.

Les défenseurs : A l’exception de Kurt Zouma (voir plus haut), qui plombe la moyenne, les défenseurs sont régulièrement alignés avec 6 matches disputés en moyenne depuis le début de la saison. En Ligue 1 par exemple, les entraîneurs n’hésitent pas à utiliser leurs jeunes pousses. C’est le cas de Lens (Loïck Landre), Marseille (Benjamin Mendy) ou encore Monaco (Layvin Kurzawa) et Lyon (Samuel Umtiti).

Parmi les noms cités, Umtiti est champion du monde des moins de 20 ans, Benjamin Mendy finaliste de l’Euro U19. Quant aux deux éléments qui ont fait le choix de partir à l'étranger, en l'occurrence en Espagne - Aymeric Laporte à Bilbao et Dimitri Foulquier à Grenade -, leur pari s'avère pour le moment payant : ils sont titulaires indiscutables.

Les milieux de terrain : Les jeunes milieux de terrain made in Ligue 1 (ils jouent tous dans l’Hexagone) ont la cote. Le Marseillais Giannelli Imbula a par exemple disputé toutes les rencontres de l’OM depuis le début de saison sous les ordres de Marcelo Bielsa. Idem pour Morgan Sanson à Montpellier et Corentin Tolisso à Lyon (9 matches). Avec une moyenne de 8 rencontres jouées sur 9 depuis le début de la saison, l’empire du milieu bleuet se porte bien, même très bien. Ils ont en moyenne joué moins de minutes que leurs homologues défenseurs, ce qui s’explique par la spécificité du poste, qui demande davantage d'efforts. Nabil Fekir et Giannelli Imbula sont ainsi régulièrement remplacés en cours de match.

Les attaquants : C’est le poste le plus délicat où la concurrence est la plus féroce. Quand on a pour partenaires Zlatan Ibrahimovic (PSG), Dimitar Berbatov (Monaco) ou Carlos Tevez (Juventus Turin), il est forcément plus difficile de se faire une place au soleil pour Jean-Christophe Bahebeck, Anthony Martial ou le plus jeune de la bande, formé au PSG, Kingsley Coman (né en 1996 !), parti tenter sa chance en Serie A à la Juventus Turin. "Ce n’est pas facile d’avoir un coup 5 minutes, puis après 45 minutes de jeu", confie au micro Europe 1 Bahebeck, qui a toutefois réussi à délivrer 2 passes décisives et à marquer un 1 but avec Paris.  "Ils devront compenser le manque de rythme par un appétit plus grand sur le ballon", considère Pierre Mankowski.

Florian Thauvin (9 matches, 623 minutes de jeu) et Paul-Georges Ntep (9 matches, 628 minutes de jeu) sont dans des positions plus confortables, respectivement à Marseille et à Rennes, mais n’affrontent pas aujourd'hui une concurrence aussi prestigieuse à leur poste.