Domenech : "ouh, ouh, t’as un match ! "

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Domenech : "ouh, ouh, t’as un match ! "
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L’ex-sélectionneur enjoint les joueurs à" montrer ce dont ils sont capables (…) dès les trois premières minutes".

"Ouh, ouh, t’as un match !" Les matches couperet, tendus, à enjeux, Raymond Domenech connaît. Au matin du barrage retour de l’équipe de France contre l’Ukraine, l’ancien sélectionneur des Bleus a donné quelques conseils à Didier Deschamps. Et c’est un discours de fermeté qu’il prône vis-à-vis des joueurs. "Il y en a certains, il faut les lasser tranquille, il y en a d’autres, il faut, jusqu’à la dernière seconde, même en les lâchant sur le terrain au dernier moment, après les hymnes, passer les voir pour leur rappeler : ‘ouh, ouh, t’as un match !’", a-t-il mimé au micro d’Europe 1.

Et Raymond Domenech de se mettre dans la peau de Deschamps  s’adressant aux joueurs : "vous avez été à la rue dans le dernier match, montrez-nous ce que vous êtes capables de faire. Vous allez avoir 80.000 personnes qui n’attendent que ça, de pouvoir vous encourager. Mais il faut que dès les trois premières minutes, vous montriez des signes", clame-t-il. L’ancien sélectionneur conseille aussi aux joueurs de rester dans leur bulle. "Je sais que les joueurs écoutent (les médias). Et c’est ça le malheur. Ils sont complètement perturbés. Alors que ceux qu’ils doivent écouter, c’est l’entraîneur, le staff et rester entre eux. Là, vraiment, le vase clos, je pense qu’il est important. "

Des changements pour donner un coup de fouet. Quant aux changements attendus, Raymond Domenech les juge utiles. "Didier Deschamps va forcément devoir créer quelque chose, il doit sortir des joueurs", estime-t-il. "Il y a un changement psychologique, parce qu’il donne un coup de fouet, il en vire quelques-uns en disant : ‘vous êtes responsables’. Et puis il y a un changement tactique, parce que la nouvelle organisation modifie l’équipe." Et l’ancien entraîneur en appelle à tous. "Il n’y a pas que le sélectionneur. Il y a tous les membres du staff qui doivent traduire quelque chose, qui doivent traduire cette agressivité, cette révolte qu’ils doivent avoir. Ce n’est plus le moment des petits mots gentils", conclut-il.