Bleus : on attend la révolte

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Bleus : on attend la révolte
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FOOT - Avant le barrage retour contre l’Ukraine mardi soir au Stade de France, les Bleus affichent un esprit revanchard.

L’info. Après la claque, après la désillusion, voici le temps de l’espoir. Et pour entretenir le (mince) espoir de remonter ce handicap de deux buts face à l’Ukraine mardi soir (21h) et de décrocher son billet pour le Brésil, l’équipe de France de football a choisi le ton de la révolte. A un peu plus de 24 heures du match de la dernière chance, comment les Bleus se préparent au combat ?

Deschamps et la méthode Coué. Didier Deschamps a très mal géré le premier rendez-vous capital de son mandat. Il le sait parfaitement et ne s’en cache pas. Peut-il réussir à survolter en quelques jours une équipe sans inspiration ?  Après avoir prôné "l'union sacrée", "DD" a mis en avant les notions de "combat" et d'engagement, tout ce qui a fait défaut à ses joueurs. Et après avoir exigé de ses joueurs un véritable sursaut d’orgueil, le sélectionneur a utilisé une bonne vieille recette bien connue : la méthode Coué. "La possibilité de changer tout est réelle. Peu importe qu’elle soit petite, moyenne ou grande. Elle est là". Et d’en rajouter une deuxième couche, histoire d’y croire lui-même : "les grands renversements européens des clubs français, cela fait partie de l’histoire. Cela ne fait que souligner le fait que c’est possible". Deschamps est bien placé pour le savoir. En 2004, il avait reçu un sacré coup en éliminant le Real Madrid en quart de finale de la Ligue des champions dans des conditions très similaires.

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Un langage belliqueux. A Kiev, on a laissé l’équipe de France totalement abattue. On l’a retrouvée beaucoup plus déterminée, samedi et dimanche à Clairefontaine. Les joueurs qui se sont succédé en conférence de presse ont tous utilisé un discours très revanchard. A commencer par Olivier Giroud : "je suis prêt à mourir sur le terrain. C’est un bien grand mot, mais j’ai un grand espoir et beaucoup de rage en moi. J’espère que cela va se transformer en énergie positive pour leur rentrer dedans". Même hargne pour Mamadou Sakho : "on peut parler, parler, il ne reste que 90 minutes pour aller au Brésil. Maintenant, il faut montrer qu’on en a…"

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Le ras-le-bol des jeunes ? En quatre jours, l’équipe de France aura-t-elle le temps de retrouver une cohésion qui semblait flagrante, vendredi soir à Kiev ? On peut espérer un réveil, un meilleur engagement mais pour la cohésion, il pourrait manquer du temps… D’autant plus que les jeunes de cette équipe ont montré les prémices d’un agacement envers les anciens. Quand des journalistes ont demandé à Olivier Giroud, dimanche en conférence de presse, s’il avait souffert de ne pas recevoir suffisamment de ballons, il a concédé, assez habilement, une certaine irritation. "Ça fait partie des choses qui m’ont agacé".

Autre indication, le soutien de Franck Ribéry pour son "nouvel ami", Samir Nasri, a directement énervé Mathieu Valbuena. Avant le match, "Ch’ti Franck" avait parlé du meneur de l’OM comme d’un "bon petit". Réponse du principal intéressé, dimanche en conférence de presse : "il a toujours employé ces mots-là mais j’ai 29 ans, maintenant, quand même". Autant de petites piques qui semblent indiquer une réelle fracture au sein de l’équipe.

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Des changements en perspective. Après une première totalement manquée, Didier Deschamps devrait d’abord remanier sa charnière centrale, privé de Laurent Koscielny, expulsé vendredi soir en Ukraine. Le sélectionneur des Bleus devrait titulariser Raphaël Varane et lui associer Mamadou Sakho. Très décevant lors du premier acte, Samir Nasri ne devrait pas avoir droit à une seconde chance, mardi soir. Il pourrait le remplacer par Mathieu Valbuena. Enfin, Deschamps choisira-t-il d’associer Giroud et Benzema dès le coup d’envoi ? L’entrée du Madrilène vendredi soir pas vraiment convaincante ne devrait pas plaider pas lui.

Plus près de l’arène. L’équipe de France a quitté son lieu de résidence habituelle, lundi matin. Après avoir passé deux jours à Clairefontaine, les Bleus ont regagné Enghien-les-Bains pour séjourner au Grand Hôtel Barrière. La raison est très simple : se rapprocher le plus possible du Stade de France et ne pas perdre de temps dans les embouteillages.


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