Bleus : le spectre des barrages

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Bleus : le spectre des barrages
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FOOT-FICTION - Les Bleus, battus mardi, vont peut-être devoir en passer par les barrages.

Pedro a marqué le seul but du match, 930

© REUTERS

En s'imposant mardi soir au Stade de France (1-0, but de Pedro), l'Espagne a subtilisé à la France sa première place dans le groupe I des qualifications à la Coupe du monde 2014. La Roja compte désormais un point d'avance sur les Bleus à trois journées de la fin (11 contre 10). Les deux équipes ne s'affronteront plus et se frotteront aux trois mêmes équipes : Géorgie, Biélorussie et Finlande. En plus de son point d'avance, l'Espagne a également l'avantage de recevoir deux fois sur trois (Biélorussie et Géorgie) quand la France n'a plus que la Finlande à accueillir, le 15 octobre, en clôture des éliminatoires.

Difficile d'imaginer que les champions du monde, tenus en échec par la Finlande vendredi dernier, laissent à nouveau traîner des points en route. Il est tout aussi difficile d'imaginer les Bleus se faire reprendre par le Géorgie, 3e du groupe à 6 points. Conclusion : la France terminera sans doute deuxième de son groupe.

Finir dans les huit meilleurs deuxièmes

Si les neuf premiers de groupe sont assurés de décrocher un billet pour la Coupe du monde au Brésil, seuls les 8 (sur 9) meilleurs deuxièmes se disputeront les quatre billets restants en matches aller-retour, les 15 et 19 novembre prochains*. Autant le dire tout de suite : le risque que la France soit le vilain petit canard est quand même assez faible.

Dans l'état actuel des choses (parcellaire, puisque toutes les équipes n'ont pas le même nombre de matches), deux "deuxièmes" seulement font aussi bien ou mieux que la France, qui compte 10 points : la Grèce, avec 10 points également, et la Croatie, qui totalise 16 points sans même avoir affronté l'Ecosse, l'actuel dernier du groupe A.

Pays de l'Est et nordiques en vue

Admettons que les Bleus passent cet écueil, qui ne paraît vraiment pas insurmontable, pour accéder aux barrages. Voilà ce que pourrait être les possibles adversaires à l'instant T : Croatie (2e du groupe A), Bulgarie (B), Autriche (C), Hongrie (D), Islande (E), Israël (F), Grèce (G) et Angleterre (H). Pas de quoi faire des cauchemars la nuit.

Un tableau plus réaliste, tenant compte des matches en retard et du calendrier à venir, et notamment du nombre de rencontres à domicile, donnerait plutôt : Belgique (A), Bulgarie (B), Suède (C), Roumanie (D), Islande (E), Portugal (F), Grèce (G) et Monténégro (H). Cette liste a fière allure. Mais, attention, pour "protéger" les gros, la Fifa devrait décider d'accorder des statuts de têtes de série en fonction du classement Fifa** aux huit pays qualifiés pour ces barrages, comme elle l'avait fait en 2009. Si la logique est respectée et que la liste des deuxièmes correspond à celle que l'on vient d'établir, la France, 11e nation européenne, devrait être alors dans le premier chapeau.

La Bulgarie vingt ans après ?

En considérant que l'Islande, placée dans un groupe homogène, va laisser filer des points et ne passera pas le cut des meilleurs deuxièmes, les adversaires potentiels des Bleus auraient alors pour noms : Suède (13e au classement UEFA), Monténégro (17e), Roumanie (19e) et Bulgarie (24e). Vraiment pas du tout cuit pour les joueurs de Didier Deschamps. Mais avouez qu'un match aller-retour contre la Suède de Zlatan Ibrahimovic, avec comme enjeu une place en Coupe du monde, aurait de l'allure. Et on ne parle même pas d'un remake contre la Bulgarie, vingt ans jour pour jour après le traumatisme du 17 novembre 1993 et le but de Kostadinov qui avait barré la route du Mondial américain aux Bleus...

*Pour désigner le moins bon deuxième, on doit retrancher les résultats obtenus contre le dernier du groupe car le groupe de la France compte une équipe de moins (cinq contre six).

**Classement évidemment susceptible de modifications dans les semaines qui viennent.