Bleus : la vie est belle !

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Bleus : la vie est belle !
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EN UN CLIC - L'équipe de France s'est imposée en Italie (2-1), mercredi soir, à Parme.

Gomis buteur face à l'Italie (930x620)

© REUTERS

Le moment où tout a basculé* : 64e minute de jeu. Didier Deschamps décide de faire entrer Bafétimbi Gomis à la place d'Olivier Giroud et Jérémy Ménez à celle de Franck Ribéry. Le match entre l'Italie et la France, jusque-là équilibré (1-1), vient de basculer. Trois minutes après son entrée en jeu, Ménez prend de vitesse Alessandro Florenzi sur le côté gauche et réussit à mettre en retrait à Patrice Evra. Le latéral mancunien frappe fort devant le but et Bafétimbi Gomis surgit pour pousser le ballon au fond des filets (photo). L'attaquant de l'OL peut rugir. Il n'avait plus marqué en Bleu depuis sa première sélection face à l'Equateur, le 27 mai... 2008 (8 sélections depuis). Quant à Deschamps, après le but de Giroud en Espagne (où Moussa Sissoko était à l'origine de l'action), il a prouvé une nouvelle fois qu'il maîtrisait l'art du coaching.

Gomis offre la victoire aux Bleus :

La cacahuète : Mais combien va-t-il nous en mettre des "comme ça" ? Mathieu Valbuena, habitué aux frappes incroyables dans la lucarne (à Liverpool, à Dortmund,...) a récidivé, mercredi soir, à Parme. Cerise sur le gâteau, pour lui, le Marseillais, il a "humilié" sur cette action deux joueurs du PSG, Marco Verratti, bien attentiste au départ, et in fine le gardien Salvatore Sirigu, qui, lui, n'a rien pu faire. Entre les deux, "Petit Vélo" a effacé Andrea Barzagli d'un maître crochet qui lui a permis de se mettre dans l'axe du but. Raillé ces derniers temps sur Internet, entre sa célébration ratée contre Nice et son "arrêtez avec la voiture", Valbuena, par ailleurs excellent tout au long de la rencontre, a prouvé qu'il était malgré tout un grand joueur avant d'être un amuseur public malgré lui.

Valbuena trouve la lucarne de Sirigu :

Debuchy et El-Shaarawy (930x620)

© REUTERS

L'atout charme : Cet Italie-France n'a pas seulement régalé les amateurs de foot, il a également dû intéresser les apprentis coiffeurs. Car entre Stephan El-Shaarawy et Mario Balotelli côté italien ou Mathieu Debuchy et Mamadou Sakho côté français, il y avait de la crête à tous les étages. De la petite et de la volumineuse, de la brossée comme de la négligée.

But d'El-Shaarawy (930x620)

© REUTERS

L'action Playstation : A 22 et 20 ans, Mario Balotelli, d'origine ghanéenne, et Stephan El-Shaarawy, d'origine égyptienne, ne sont pas seulement les symboles d'une Italie métissée. Ils sont aussi les plus grands espoirs de la Nazionale. Car ces deux-là ont du talent plein les pieds. Ils l'ont démontré, ensemble, lors de l'ouverture du score italienne. Balotelli, qui avait déjà causé pas mal de tourments à la défense française et notamment à Mamadou Sakho, a réalisé une subtile déviation pour Riccardo Montolivo. Le milieu de terrain de l'AC Milan a alors trouvé dans la profondeur son jeune coéquipier, El-Shaarawy, qui a inscrit du plat du pied droit son premier but avec la Nazionale pour sa troisième sélection. Sans doute pas le dernier.

El-Shaarawy ouvre le score pour l'Italie :

La biscotte : Il n'y a pas beaucoup de joueurs capables de récolter des cartons jaunes lors d'un match amical. Mario Balotelli est de ceux-là. Alors que la France venait de prendre l'avantage, "Super Mario" a dégoupillé comme il lui arrive parfois, en laissant traîner sa semelle sur la cheville droite de Laurent Koscielny. On a préféré sa magnifique frappe sur la barre transversale, à la 10e minute de jeu. Les Italiens n'ont pas été vernis puisqu'ils l'ont touchée une deuxième fois en fin de rencontre, sur un tir d'Emanuele Giaccherini.

Deschamps avec Gomis (930x620)

© REUTERS

La pensée du jour : "Ça arrangera peut-être notre classement (Fifa)", a déclaré Didier Deschamps sur TF1 à l'issue de la rencontre. Le sélectionneur des Bleus avait déjà fait la blague cette semaine en conférence de presse. Dans la foulée de son nul face à l'Espagne, l'équipe de France avait en effet glissé à la 18e place au classement Fifa en raison de sa défaite au préalable face au Japon, quatre jours plus tôt (0-1). "On a perdu cinq places après notre défaite contre le Japon. J'espère qu'on va en gagner autant cette fois." Si l'équipe de France ne gagnera peut-être pas autant de places à ce classement, Didier Deschamps, lui, n'en finit plus de gagner du crédit. Son équipe de France est joueuse et talentueuse mais surtout solidaire et accrocheuse. Vivement la suite.

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