Barton, le bad boy de Marseille

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Barton, le bad boy de Marseille
@ REUTERS
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TRANSFERTS - Le milieu de terrain des Queens Park Rangers a été prêté un an à l'OM. Portrait.

Le feuilleton Joey Barton a pris fin vendredi soir. L'Olympique de Marseille a officialisé son prêt d'un an, sur son site internet. Les défenseurs de Ligue 1 peuvent déjà trembler. A 29 ans, Joey Barton est davantage connu pour ses coups de coude ou son séjour en prison que pour ses coups de patte magiques. Le milieu de terrain des Queens Park Rangers deviendrait, à coup sûr, l'une des nouvelles attractions du championnat de France, aux côtés de Zlatan Ibrahimovic et d'Adrian Mutu. Portrait d'un footballeur fou furieux.

"Père aimant et voyou violent"

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Souvent dépeint comme "un voyou qui essaie de s'en sortir grâce au football" par les tabloïds anglais, Joey Barton a grandi dans les quartiers pauvres de Liverpool, entre alcool et combats de rue. Sa réputation n'est plus à faire et lui ne cherche jamais à la défaire. Sur son propre site internet, il se dépeint comme "un footballeur, ex-taulard, râlant contre les célébrités, roi de la philosophie du football, père aimant et voyou violent, le tout en un". Même si vous ne l'avez jamais vu jouer sur un terrain, cet autoportrait vous donne certainement une petite idée sur le personnage.

En conférence de presse, le coach marseillais Elie Baup a tenté de décrire le joueur : "il a une grosse activité sur le terrain, un gros potentiel dans la récupération du ballon". Et de poursuivre : "dans mon idée de jeu, ça colle bien. A la perte de balle, je souhaite que l'on soit au pressing immédiatement. Lui, c'est dans ses gènes". Sauf que Joey Barton a un vision bien à lui du pressing. L'ancien joueur de Manchester City (2002-2007), de Newcastle (2007-2011) et des Queens Park Rangers (2011-2012) s'énerve très facilement et n'hésite pas à attraper à la gorge ses adversaires devant les yeux de l'arbitre. S'il peut frapper très bien les coups francs, il lui arrive souvent d'essuyer ses crampons sur les cuisses de ses victimes.

Il agresse Dickson Etuhu en plein match :

L'agression sur Dabo et un tour en prison

En Angleterre, Joey Barton ne laissera pas que des bons souvenirs. En 269 matches de Premier League, il a écopé de 69 cartons jaunes et 6 cartons rouges. Beaucoup plus grave, il a agressé à de nombreuses reprises des joueurs et même des partenaires. Le Français Ousmane Dabo s'en souvient encore. Le 1er mai 2007, après un mauvais tacle, Barton devient fou et roue de coups le joueur tricolore. Ce lynchage lui coûtera 30.000 euros d'amende et quatre mois de prison avec sursis. Trois ans plus tôt, il avait carrément écrasé un cigare sur l'œil d'un jeune stagiaire de Manchester City.

Quelques moi après l'agression sur Dabo, Barton récidive, mais cette fois devant un fast-food de Liverpool. Complètement ivre, Barton pète un plomb et tabasse deux jeunes hommes. La justice ne l'épargne pas et le condamne à six mois de prison ferme. Il y passera finalement deux mois et demi avant d'être libéré le 28 juillet 2008.

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Quand pourra-t-il rejouer ?

Dernier coup de folie en date, le 13 mai dernier lors de la dernière journée de championnat contre ses anciens partenaires de Manchester City. Une fois de plus, Joey Barton perd son sang-froid. Coup de coude au visage de Carlos Tévez, coup de genou à Sergio Agüero et coup de tête sur Kompany. Barton le récidiviste est lourdement sanctionné : 12 matches de suspension, 100.000 euros d'amende, six semaines de retenue de salaire (530.000 euros).

Il pète les plombs contre Manchester City :

Joey Barton arrive donc à Marseille avec son CV de "boucher" et sa réputation d'ex-taulard ultra-violent. S'il a déjà purgé trois matches (sur 12), quand pourra-t-il jouer avec l'OM ? La Fédération anglaise a déjà annoncé son intention de demander à la FIFA d'étendre la sanction à la France. On ne le verrait donc pas avant la fin du mois d'octobre sur un terrain de Ligue 1. Il y a quelques années, Akhenaton et la Fonky Family auraient certainement pris Barton en exemple. Car oui, on reconnait bien là le style du bad boy de Marseille.