Barrages : la méthode Coué des supporters français

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Barrages : la méthode Coué des supporters français
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FOOT - Déçus par la défaite de vendredi en Ukraine, les fans des Bleus croient au miracle.

Clément d'Antibes (930X620)

© Cyrille de la MORINERIE/Europe 1

En avoir ou pas. Forcément un peu abattus après la défaite concédée par les Bleus face à l'Ukraine, vendredi soir, au stade olympique de Kiev, les plus fidèles des supporters français ont-ils retrouvé l'espoir, à quelques heures du match retour des barrages pour la Coupe du monde 2014 ? "Oui, oui, oui", répète à plusieurs reprises l'éternel Clément d'Antibes (ici en photo), qui fêtera son 200e match au soutien des Bleus, mardi, au Stade de France.

"Pour mon 200e match, ne pas se qualifier pour la Coupe du monde, ce serait comme arriver à Rome et ne pas voir le pape. Ne pas aller au Brésil, ce serait une catastrophe. Ne pas disputer le Mondial sur la terre du football, c'est impensable."

Clément tente de se convaincre : "2-0, on peut remonter ce score-là". Mais pour éviter "l'impensable", il faudra autre chose que la méthode Coué. "Les Ukrainiens ont deux joueurs suspendus en défense (le latéral droit Fedetskiy et le central Kucher, ndlr)", argumente l'Antibois. "Je pense également que Didier Deschamps va savoir transcender les joueurs en leur faisant comprendre qu'une place en Coupe du monde reste à prendre." Car ce qui a marqué les supporters français présents à l'Olympiyskiy, c'est le manque d'engagement des Tricolores.

"Mardi, on va jouer pour gagner"

Didier, supporter des Bleus

© Nicolas ROUYER/Europe 1

"On avait l'impression que les Ukrainiens jouaient un match important et les Français un match amical", regrette Didier (photo ci-contre), un autre supporter historique des Bleus, membre de l'association des Irrésistibles français. "C'est dommage quand l'enjeu est si important." C'est également l'avis d'Hervé Mougin, président de cette association créée en 2002 et très active depuis. "L'Ukraine a pris conscience de l'enjeu DÈS le premier match. Là, j'ai l'impression que nos joueurs ont pris conscience de l'enjeu APRÈS le premier match. Mardi, il faudra mettre davantage de l'intensité dans les duels."

Avec des hommes nouveaux ? "On va visiblement partir avec Giroud et Benzema associés devant", souligne Cyril, qui était également du voyage de Kiev. "C'est une bonne nouvelle pour moi. Il va falloir partir à l'attaque dès le début." Mais pour Hervé, ce n'est pas forcément les hommes qui comptent, mais plutôt leur état d'esprit.

"Il y a déjà suffisamment de sélectionneurs en France, il n'y en a qu'un qui va décider et je vais lui faire confiance", souligne le président des "IF", pour qui la configuration du match va changer certaines choses. "Vendredi, on avait joué pour ne pas perdre, et on avait quand même pris deux buts", insiste-t-il. "Demain (Mardi), on va jouer pour gagner, c'est une autre configuration, et à domicile, donc les espoirs sont permis." A condition, bien sûr, que l'ambiance au Stade de France soit au diapason de celle du stade olympique de Kiev.

Le stade olympique de Kiev mélange tifo et ola :

"L'ambiance du Stade de France sera importante parce que, quand on était au stade olympique vendredi, à Kiev, on a senti une nation derrière son équipe, j'espère que ce sera le cas aussi au Stade de France, sachant que c'est un public un peu plus suiveur et spectateur", souligne Hervé. "Il faut que les conditions de jeu soient réunies pour qu'ils soutiennent l'équipe de France mais j'espère qu'ils seront là et qu'ils se feront entendre." Les fameuses "conditions de jeu", c'est une cage inviolée et, pourquoi pas, un but rapide.

"Deux buts de retard, ce n'est pas impossible", considère Cyril. "On a déjà vu dans l'histoire du football des retournements encore plus fous, Liverpool qui remonte trois buts à Milan en finale de la Ligue des champions, par exemple (en 2005). Là, il y a 90 minutes pour en mettre deux." On se rassure comme on peut. "Si c'est le citoyen qui analyse, ce sera dur, car en face, c'est costaud quand même", conclut Clément d'Antibes. "Mais si c'est le supporter, j'y crois à 1.000%." Espérons donc que le citoyen aura tort, mardi soir, au Stade de France.


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