Barça, "la nuit la plus triste"

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LIGUE DES CHAMPIONS - La presse espagnole a le gueule de bois après la déroute du Barça.

Les Unes de la presse sportive espagnole ont un air d'inédit, mercredi. Habitués à s'extasier sur les exploits de Lionel Messi et consorts, les journaux catalans donnent le "la" : "un cauchemar", titre El mundo deportivo. "Le Bayern, explosif, a détruit un Barça physiquement cuit", détaille le quotidien à sa Une. "La nuit la plus triste", titre encore Sport. "L'équipe blaugrana a subi la pire défaite de son histoire en Coupe d'Europe depuis Athènes 1994". A Athènes, le 18 mai 1994, le Barça de Johann Cruyff s'était incliné en finale de la Ligue des champions face à l'AC Milan sur le même score de 4-0. La déroute infligée par Marcel Desailly et ses coéquipiers avait marqué la fin d'une ère, celle de la "Dream Team" du Néerlandais Johann Cruyff.

"Messi, porté disparu"

Une de Marca du 24 avril (930x1240)

© Marca

Les termes sont presque les mêmes en ce 24 avril 2013 : "Fin de cycle", annonce ainsi le quotidien As, proche du Real Madrid. "Le Barça a confirmé à Munich tous ses maux symptomatiques". Le quotidien Marca, lui, est plus prosaïque : "une raclée historique", annonce-t-il avec, à sa Une, un Messi hagard. "Il n'a pas fait preuve de magie, son geste (il souffle) traduit le mal du Barça sur la pelouse de l'Allianz Arena." "Messi, porté disparu", souligne par ailleurs marca.com. "Leo Messi a anticipé son retour et, à Munich, on a constaté que c'était une erreur parce qu'on ne l'a pas vu de la partie. Un détail symbolique : Leo est celui qui a le moins couru dans son équipe avec seulement 7.409 mètres parcourus."

Tous les quotidiens espagnols s'accordent sur un autre point : les trois premiers buts du Bayern auraient dû être refusés. Le premier et le troisième pour une faute préalable (ascenseur de Dante sur la remise de la tête, obstruction de Müller pour permettre à Robben de marquer), le deuxième pour un hors-jeu de Mario Gomez. Des trois, c'est sans doute celui-là le moins discutable. Même plusieurs ralentis ne permettent pas de se faire une idée claire sur la question. En revanche, les deux fautes, et surtout la deuxième, celle de Müller, auraient pu valoir un coup de sifflet de l'arbitre de la rencontre, le Hongrois Victor Kassai.

Les quotidiens n'oublient pas non plus qu'un penalty aurait pu être accordé au Bayern sur une main de Gérard Piqué dans la surface. Mais toutes ces réflexions interviennent bien après la principale conclusion de la soirée, à savoir que le Barça a  connu en Bavière une véritable soirée "katastrofe" (en allemand dans le texte)...