Didier Quillot prédit "un intérêt nouveau" pour la Ligue 1 après la victoire au Mondial

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Interrogé par Europe 1, le patron de la Ligue de football professionnel estime que la victoire des Bleus à la Coupe du monde va notamment susciter l'appétit des investisseurs et des diffuseurs étrangers pour le championnat français.

INTERVIEW

Le retour de la Ligue 1 ce week-end ressuscite l'euphorie du Mondial. Ils sont huit champions du monde à évoluer en Ligue 1 : Alphonse Areola, Presnel Kimpembe, Kylian Mbappé, Florian Thauvin, Edil Rami, Steve Mandanda, Nabil Fekir ou encore Djibril Sidibé. À l'occasion des matches de reprise, ces joueurs titrés présenteront le trophée au public de leur club respectif, à Marseille, Lyon, Monaco et Paris. Des événements éminemment festifs donc, mais qui interrogent aussi sur l'influence que la victoire des Bleus peut avoir sur le championnat de France. "Nous sommes la ligue du pays champion du monde, je pense qu'il y a un regard nouveau, un intérêt nouveau", a déclaré vendredi, au micro d'Europe 1, Didier Quillot, le directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP).

Des yeux tournés vers la France. "Ça n'est plus de la curiosité, c'est un vrai intérêt des investisseurs étrangers […] et des diffuseurs", se félicite le dirigeant. "On a vu, à l'occasion du Trophée des champions la semaine dernière, qu'il y a plus de trois millions de téléspectateurs en Chine qui ont regardé le match PSG-Monaco", relève le patron de la LFP. Un intérêt également nourri par l'exemplarité des joueurs du Mondial. Didier Quillot salue ainsi "l'image formidable donnée par l'équipe de France à l'occasion e la Coupe du monde [et qui] va rejaillir sur l'ensemble du football français". Pour lui, le sans-faute des champions du monde "prouve que les joueurs de foot sont aussi de bons gamins, qui aiment le drapeau bleu-blanc-rouge, qui aiment la République".

Un nouveau public. Surtout, le très large engouement pour le football suscité par le parcours de l'équipe de France pourrait aussi se ressentir sur la fréquentation des stades. "En 1998, on avait vu les affluences augmenter dans les stades. Je crois que les affluences, qui ont déjà augmenté l'année dernière - elles étaient en hausse de 7% par rapport à la saison précédente -, vont continuer d'augmenter", prédit Didier Quillot. "Il y a un nouveau public, une nouvelle clientèle qui est venue découvrir la Coupe du monde : beaucoup de femmes, beaucoup de familles", souligne-t-il. "J'espère qu'elles vont continuer à venir dans les stades pour, maintenant, supporter leur club de cœur".

Le retour des tribunes debout. Et pour faire face à cet afflux nouveau, Didier Quillot annonce le retour des tribunes debout dans certains stades. "Il y aura cette année, à Saint-Etienne et à Amiens, en Ligue 1, et à Lens et à Sochaux en Ligue 2, des tribunes debout, comme il y en a en Allemagne. C'est quelque chose qui rend la fête encore plus belle et qui correspond à ce que les supporters avaient demandé", fait-il valoir.

Ce type de tribune s'est vu bannir des stades français en 1992, après l'effondrement du stade de Furiani à Bastia, qui avait coûté la vie à 18 personnes. "C'est une expérimentation, sans augmentation de la capacité. C'est-à dire qu'il y aura le même nombre de personnes dans la tribune, qu'elles soient assises ou debout. Il y a ce que l'on appelle des brise-lames, c'est à dire des barrières qui évitent les mouvements de foules", veut rassurer Didier Quillot. "Il y a un travail à faire par les clubs et la Ligue avec les supporters […] pour que cette expérimentation soit un vecteur de fête, de communion des supporters avec leur équipe. La sécurité reste la priorité des priorités", conclut-il.