Football : 48 groupes ultras menacent de ne plus respecter les interdictions de déplacement

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Football : 48 groupes ultras menacent de ne plus respecter les interdictions de déplacement
Une cinquantaine de mouvements d'ultras dénoncent les mesures d’interdiction de déplacements prises par les autorités.@ FRANCK FIFE / AFP
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Dans une lettre ouverte, ils dénoncent la "confusion" hooliganisme et groupes de supporters.

Une cinquantaine de groupes de supporteurs ultras de clubs français menacent de "ne plus respecter les interdictions de déplacement et huis clos", faute de dialogue avec les autorités, dans une lettre ouverte rendue publique vendredi.

Tension accrue. "Le ras-le-bol est désormais général en France. Ces dernières semaines, la tension s'est même significativement accrue", écrivent les représentants de 48 mouvements d'ultras issus de nombreux clubs dont le PSG, Nantes, Bordeaux, Lens ou Nice. "Si le dialogue que nous réclamons depuis des années continue de nous être refusé et si nous ne pouvons pas obtenir un changement de politique à l'encontre des supporters, le mouvement n'aura pas d'autre solution que de finir par se radicaliser", poursuivent ces groupes.

Des mesures jugées "injustifiées et humiliantes". "Dès à présent, nous nous sentons légitimes à ne plus respecter les interdictions de déplacement, huis clos et toutes autres mesures que nous estimons injustifiées et humiliantes à notre égard", concluent-ils. L'un des signataires de ce texte, un groupe de supporteurs niçois baptisé La Populaire Sud Nice a été interdit de déplacement à Marseille dimanche lors du match de clôture de la 36e journée, suite à un arrêté de la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

"Confusion entre hooliganisme et groupes de supporters." Dans un communiqué distinct, ce mouvement appelle les supporteurs niçois à se rendre à Marseille "pour assister aux matches dans les bars du Vieux-Port" tout en "respectant le périmètre d'interdiction" précisé par l'arrêté. Mi-avril, les Ultramarines, principal groupe de supporters de Bordeaux, dont le déplacement à Nantes en L1 avait été interdit par la préfecture de Loire-Atlantique, avaient annoncé leur présence devant le stade de la Beaujoire avant le match pour manifester leur désaccord.

Dans leur lettre ouverte, les 48 mouvements ultras dénoncent aussi "la confusion entre phénomène de hooliganisme et groupes de supporters" et condamnent "les fauteurs de troubles" et les "débordements". Plusieurs procédures disciplinaires de la Ligue ont sanctionné les agissements de supporteurs cette saison notamment dans la tribune Loire du club de Nantes, ou les tribunes Est de Bastia et de Metz.