Foot : un groupe de repreneurs pour le SC Bastia

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Foot : un groupe de repreneurs pour le SC Bastia
Les repreneurs se donnent cinq ans avant de retrouver l'élite et un statut professionnel.@ YANNICK GRAZIANI / AFP
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Frédéric Antonetti, ancien entraîneur du SC Bastia, fait partie du groupe de repreneurs qui a conclu un accord avec le club.

Un accord a été conclu lundi entre un groupe de repreneurs et le Sporting Club de Bastia qui évoluera en National 1 la saison prochaine, ont annoncé les repreneurs à la presse à l'issue d'une réunion à huis clos.

Objectif : Ligue 1 dans cinq ans. Le groupe de repreneurs est composé du président de la Chambre de commerce et d'industrie de Haute-Corse Jean Dominici, de Pierre-Noël Luiggi, le président d'Oscaro, sponsor maillot du club en Ligue 1, et de Frédéric Antonetti, ancien entraîneur du SCB. Il compte également dans ses rangs la quasi-totalité des chefs d'entreprises qui composaient le consortium de repreneurs alors que le club avait été rétrogradé sportivement en Ligue 2. Les repreneurs disent se donner cinq ans pour que le club retrouve l'élite et son statut professionnel.

Un audit financier de l'association Bastia 1905 va être réalisé dans les prochains jours. C'est cette association qui sera désormais l'entité juridique du club, a-t-il été précisé. Le SCB ayant perdu son statut professionnel, la SASP du Sporting Club de Bastia va déposer le bilan devant le tribunal de commerce et sera probablement placée en liquidation judiciaire par ce dernier en raison d'un passif de plus de 20 millions d'euros.

Aucune indication sur l'avenir des salariés. L'association Sporting Club de Bastia se dotera d'un nouveau bureau dans les quarante-huit heures et des représentants des sociétés seront intégrés au futur conseil d'administration. Les repreneurs ne donnent aucune indication pour l'instant sur l'avenir des cent salariés du club.

Après sa relégation sportive en L2, Bastia a été rétrogradé administrativement en National 1 par la DNCG, le gendarme financier du football, à cause de ses difficultés budgétaires. Sanction confirmée en appel, puis par un avis du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).