Fifa : pour Pascal Boniface, "Platini est blessé mais il n'est pas mort"

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Fifa : pour Pascal Boniface, "Platini est blessé mais il n'est pas mort"
Michel Platini a été suspendu pendant 90 jours de toutes fonctions dans le monde du football.@ Fabrice COFFRINI/AFP
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ANALYSE - Le directeur de l'Iris livre son sentiment sur la suspension de 90 jours qui frappe Michel Platini.

La suspension de 90 jours annoncée jeudi a-t-elle porté un coup fatal à la candidature de Michel Platini à la présidence de la Fifa ? Pas forcément, estime le directeur de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), Pascal Boniface. "Platini est blessé, mais il n'est pas mort, il peut encore gagner la bataille", a estimé jeudi soir au micro d'Europe 1 celui qui est également membre de la commission d'éthique de la Fédération française de football (FFF). "Les Allemands et les Anglais jouent contre lui mais le comité exécutif de l'UEFA lui a renouvelé son soutien dans une période difficile et refuse même de prendre un intérimaire pour pallier son absence. C'est donc un geste très, très fort de soutien. Mais, au niveau mondial, et il ne faut pas le nier, son image est malgré tout écornée. Il n'a plus l'image tout à fait innocente qu'il avait auparavant."

Pascal Boniface était l'invité du "Club de la presse" :


"Qui sont ceux en face de lui ?". Pour autant, Pascal Boniface considère que Platini peut toujours espérer l'emporter. "Il faut voir quelle est l'offre. Quels sont ceux qui sont en face de lui ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui peut mieux incarner le football mondial, qui a sa capacité ? On voit mal un candidat qui aurait toutes les qualités de Michel Platini, toute cette expérience et surtout, sortir du chapeau aussi rapidement. Michel Platini conserve ses chances. S'il devait l'emporter, ce ne serait pas une élection de maréchal mais je dirais aujourd'hui que ce n'est pas grillé pour lui." Le président de l'UEFA doit penser la même chose puisqu'il a affirmé jeudi soir sa volonté de faire appel de la décision de la commission d'éthique de la Fifa et de "poursuivre (son) travail au service de l'intérêt général du football". Ce qui veut dire en premier lieu se présenter à l'élection pour la présidence de la Fifa, qui aura lieu le 26 février.

Jeudi, outre Platini, un autre des prétendants à la succession de Blatter a été sanctionné  par la commission d'éthique de la Fifa : le Sud-Coréen Chung Mong-joon, suspendu pour six ans. D'autres candidats de moindre importance restent sur les rangs : le prince jordanien Ali bin Al Hussein, l'ancienne star du football brésilien Zico et le président de la Fédération du Liberia, Mussa Bility. Un outsider pourrait également se déclarer : le Sud-Africain Tokyo Sexwale, ancien compagnon de cellule de Nelson Mandela et favori du très influent Franz Beckenbauer, sommité du football allemand.