Fifa : Gianni Infantino dans l’œil du cyclone

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Fifa : Gianni Infantino dans l’œil du cyclone
Gianni Infantino, le nouveau président de la Fifa, se retrouve au cœur de plusieurs polémiques. @ AFP
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Le président de la Fifa aurait demandé la destruction d’enregistrements sur son salaire, selon Die Welt. Il n'est cependant pas visé par une enquête interne, contrairement à ce qu'affirme le journal allemand. 

La Fifa ne s'est pas débarrassée de ses vieux démons. Selon Die Welt, le président de la Fifa, Gianni Infantino, aurait demandé dans des courriels la destruction des minutes du dernier Conseil (gouvernement) de son instance, où la question de son salaire était évoquée. Le journal, en date de jeudi, a également affirmé que le président de la Fifa risquerait pour cela une suspension provisoire de 90 jours. La commission d'éthique de la Fifa a cependant nié l'ouverture d'une procédure interne à son encontre, vendredi. Gianni Infantino, élu le 26 février pour succéder à Sepp Blatter, fait l'objet depuis le congrès de Mexico à la mi-mai d'attaques dans la presse allemande concernant notamment le salaire qui lui a été proposé et qu'il jugerait insuffisant. 

"Aucune procédure formelle." "Aucune procédure formelle n'a été ouverte contre M. Infantino", a indiqué vendredi Roman Geiser, porte-parole de la commission d'éthique, dans un mail transmis à l'AFP, démentant des informations de la presse allemande. La Fifa a précisé que "conformément aux pratiques, toutes les réunions officielles de la Fifa, y compris celles du Conseil, sont enregistrées et archivées". "C'était le cas de la réunion à Mexico", ajoute l'instance. Selon la Fifa, cet "échange de mails se référait à la destruction d'une copie des enregistrements originaux stockés de façon non conforme sur un serveur local" et ne se "réfère pas à l'enregistrement officiel archivé".

Un contexte tendu pour Infantino. Le nouveau président de la Fifa n'a pas encore atteint la barre des 100 jours de mandat, mais le contexte est déjà tendu autour de lui. Le président de la commission d'audit et de conformité de la Fifa, Domenico Scala, a ainsi démissionné au lendemain du congrès de Mexico pour protester contre l'adoption d'une mesure remettant selon lui en cause l'indépendance de certains organes de l'institution, chargés notamment d'enquêter sur des membres.