F1 : un an après l'accident de Bianchi, qu'est-ce qui a changé ?

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F1 : un an après l'accident de Bianchi, qu'est-ce qui a changé ?
@ Yuriko NAKAO/AFP
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Les pilotes de Formule 1 retrouvent dimanche le circuit de Suzuka, théâtre du terrible accident dont avait été victime Jules Bianchi la saison passée. 

C'était le 5 octobre 2014, dans le virage 7 du très sinueux circuit de Suzuka. Sous une pluie diluvienne, Jules Bianchi perd le contrôle de sa Marussia et percute violemment le véhicule de dépannage attelé au dépannage de la Sauber d'Adrian Sutil. Le Français est gravement blessé à la tête et reste plongé dans un profond coma neuf mois durant, avant de s'éteindre le 17 juillet dernier, à 25 ans. Un traumatisme pour sa famille, mais aussi pour tous les autres pilotes de F1, qui retrouvent dimanche la funeste piste de ce Grand Prix du Japon. Un an plus tard presque jour pour jour, la FIA, la fédération internationale automobile, décriée pour sa gestion de la course à Suzuka la saison passée, a pris de nouvelles dispositions pour améliorer la sécurité en course.

Bandes absorbantes et grue mécanique placée derrière les barrières. Sur la piste japonaise en particulier, des bandes d'asphalte plus absorbantes ont été disposées dans le virage numéro 7 pour éviter au maximum toute perte d'adhérence en cas de fortes pluies. Deuxième changement notable, les organisateurs de la course ne feront plus appel à un engin de dépannage mobile qui se déplace sur le circuit, mais à une grue installée derrière les barrières de sécurité. Et pour cause, ils avaient été critiqués dans le rapport rédigés par des experts qui estimaient que la présence du véhicule de dépannage avait aggravé l'accident.

Voiture de sécurité virtuelle intronisée. Plus généralement, la FIA a pris d'autres mesures censées améliorer la sécurité des pilotes en course, comme l'instauration d'une voiture de sécurité virtuelle dès le début de la saison 2015. Le principe est simple : quand l'entrée et la circulation de la voiture de sécurité sur un circuit (véhicule envoyé sur la piste par les organisateurs en cas d'accident ou de tout autre événement nécessitant la neutralisation de la course) est jugée trop dangereuse, un affichage particulier sera déclenché sur le chronométrage officiel, sur le bord de la piste mais aussi sur le tableau de bord des pilotes. Un système qui remplace la présence physique de la voiture de sécurité et qui interdit tout dépassement aux concurrents.

Horaires remaniés. La FIA a retenu les leçons du drame qui a coûté la vie à Jules Bianchi, puisqu'elle a recommandé aux organisateurs des courses d'avancer l'horaire des Grands Prix. L'idée, c'est de commencer la compétition quatre heures au moins avant le coucher du soleil pour assurer une luminosité suffisante aux concurrents. Une réforme qui a poussé cinq courses (Melbroune, Sepang, Shangaï, Suzuka et Sotchi) à avancer l'horaire du départ d'une heure par rapport à la saison dernière. Des mesures de précaution qui devraient limiter les risques d'accident grave sur la piste de Suzuka dimanche, mais qui n'effaceront pas l'ombre de Jules Bianchi, qui plane toujours sur le bas-côté du virage 7.