F1 : Lewis Hamilton tout proche de la quatrième étoile

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F1 : Lewis Hamilton tout proche de la quatrième étoile
Lewis Hamilton est désormais tout près d'un quatrième titre de champion du monde.@ AFP
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Le pilote britannique, vainqueur dimanche aux États-Unis et irrésistible cette saison, pourrait décrocher dimanche à Mexico son quatrième titre de champion du monde.

Qu'est-ce qui différencie un champion d'un grand champion ? Peut-être le côté insatiable. Alors que Nico Rosberg, épuisé autant que repu, a annoncé sa retraite sportive après avoir conquis son premier titre de champion du monde, l'an dernier, Lewis Hamilton, lui, a continué sa quête d'une quatrième couronne. Servi par l'implacable mécanique de sa Mercedes, toujours meilleure monoplace du plateau en 2017, le Britannique est tout proche de décrocher sa quatrième étoile après sa victoire, dimanche, au Grand Prix des États-Unis. Avec 66 points d'avance sur Sebastian Vettel à trois Grand Prix de la fin de la saison, Lewis Hamilton pourrait remporter le Graal dès dimanche prochain à Mexico.

Sur les traces de Prost et Vettel. Déjà sacré en 2008, 2014 et 2015, le Britannique rejoindrait alors dans la légende le Français Alain Prost et… l'Allemand Sebastian Vettel, son plus grand rival lors de cette saison 2017. Débarrassé de Rosberg, ancien ami devenu ennemi au fil de deux saisons à couteaux tirés, Hamilton n'aura eu aucun mal à résister à son nouvel équipier, le Finlandais Valtteri Bottas, fantomatique. Lors de la première partie de saison, le n°44 a en revanche dû batailler ferme contre Vettel, à nouveau redoutable au volant d'une Ferrari retrouvée.

Mais lors des courses estivales, Hamilton a étouffé le suspense. Vainqueur chez lui en Grande-Bretagne après deux courses difficiles en Azerbaïdjan (5ème) et en Russie (4ème), il a ensuite tiré le meilleur parti de sa Mercedes quand son adversaire, Vettel, a souffert d'une fiabilité défaillante et parfois d'un excès de précipitation. Hamilton s'est ainsi imposé coup sur coup en Belgique, en Italie, à Singapour, au Japon et aux États-Unis, ne laissant la victoire qu'à la Red Bull du Néerlandais Max Verstappen en Malaisie.

Des records encore et toujours. "Lewis est brillant au volant cette année mais, depuis cet été, il évolue encore à un autre niveau", a insisté Toto Wolff, le patron de Mercedes, la marque qui accompagne les exploits du Britannique en F1 depuis dix ans maintenant, d'abord en tant que motoriste, avec McLaren (champion en 2008) puis en tant qu'écurie à part entière, depuis 2013. En une décennie, Hamilton s’est construit un palmarès hors normes. Il a atteint plusieurs barres symboliques cette saison, celle des 60 victoires en Grand Prix (niveau seulement atteint par Michael Schumacher, vainqueur à 91 reprises), mais aussi celle des 70 pole positions, laissant derrière lui "Schumi" (68 poles) mais aussi la référence en la matière, Ayrton Senna (65). Âgé de 32 ans seulement, Hamilton est encore jeune et a encore le temps (et sans doute la voiture) pour améliorer toutes ces marques.



Personnalité clivante. Cette saison a confirmé l’immense talent au volant du champion anglais, mais aussi son statut de champion multidimensionnel. Dans une F1 un brin aseptisée, manquant singulièrement de héros, Hamilton détonne, ne serait-ce, bien sûr aussi, que par sa couleur de peau. Visage de plusieurs marques, il n’hésite jamais à se mettre en scène sur les réseaux sociaux pour vanter les mérites de tel ou tel produit, montre de luxe, moto ou boisson énergisante. Amateur de mode et de soirées, il nourrit son image de gentil fêtard en s’affichant aux côtés de mannequins ou de Neymar. Mais jamais la fureur de vivre qu’il affiche dans ses posts n’a entamé son appétit de victoires sur les circuits. Celui qui caractérise les grands champions.