Euro de hand : et si, pour une fois, les Bleus n’étaient pas favoris ?

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Euro de hand : et si, pour une fois, les Bleus n’étaient pas favoris ?
Les Bleus ont terminé la Golden League sur deux victoires et une défaite d'un rien contre le Danemark. @ THOMAS SAMSON / AFP
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Les Français affrontent la Norvège vendredi (à 20h30), un an après leur titre mondial. 

Un an après leur sixième sacre mondial à Paris, les handballeurs français s'avancent vers l'Euro (12-28 janvier) en Croatie avec une équipe rajeunie et un statut de place forte à défendre. Mais pas forcément dans le rôle du grandissime favori.

Des blessures et deux monuments en moins. L’équipe de France de handball n’est plus vraiment la même depuis son titre de championne du monde. Déjà, si vous ne regardez le hand qu’une fois par an, au moment des compétitions internationales, vous aurez l’impression de voir une équipe amputée. Et pour cause, de ses deux monuments, Thierry Omeyer et Daniel Narcisse – 669 sélections à eux deux – sont désormais retraités.

Pour ne rien arranger au sort des Bleus, les blessures se sont enchaînées lors de la présentation. L'ancien Parisien William Accambray s'est blessé au tendon d'Achille lors d'un match du championnat hongrois et ne sera pas du voyage en Croatie. Deux autres "experts" champions du monde, le Montpelliérain Ludovic Fabregas, touché au bras, et le Nantais Olivier Nyokas, insuffisamment remis d'une blessure à un genou, ont également dû déclarer forfait. Et quelques jours avant l'Euro, nouveau coup dur pour les Bleus : le pivot Luka Karabatic se blesse à une cheville et ne devrait pas jouer les premiers matches de la compétition.

Des petits nouveaux chez les Bleus. Avec cette avalanche de forfaits, les conséquences sont immédiates. Le groupe de 18 joueurs retenus par Didier Dinart présente plusieurs nouveaux visages. Aux côtés des cadres Nikola Karabatic ou Luc Abalo, les Bleus devront compter avec des joueurs plus novices – l'ailier gauche Raphaël Caucheteux, le demi-centre Nicolas Claire ou le pivot Nicolas Tournat.

Karabatic

Des ambitions toujours aussi fortes ? Mais pas de quoi revoir à la baisse les ambitions de l'équipe de France, insiste le sélectionneur des Bleus: "On a un statut à défendre. On a l'obligation d'atteindre le dernier carré et on ne va pas se cacher malgré les blessés."

Et même si les novices n'ont pas l'expérience d'un Euro, ils devront se lancer tout de suite dans le grand bain. Pour leur entrée en lice vendredi du côté de Porec, petit port de pêche dans le nord de la Croatie, les Français affrontent en effet les Norvégiens, vices-champions du monde en titre. "On jouera gros dès la première journée", assure le sélectionneur Didier Dinart. Une défaite en ouverture compliquerait sérieusement la tâche des Bleus, qui devraient alors réaliser un sans-faute pour espérer atteindre le dernier carré.