Nasri défendu par son quartier

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Nasri défendu par son quartier
Ceux qui l’ont côtoyé dans son quartier parlent d’un gamin "mordu de foot" et très "discret".@ MAXPPP
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REPORTAGE - A la Gavotte-Peyret, les dérapages du milieu de l’équipe de France n’ont pas entaché son image.

Le milieu de terrain des Bleus n’aura pas laissé une image impérissable de son Euro. Loin de là. Au contraire, l'équipe de France, qui est sortie par la petite porte de l'Euro, rentre avec une nouvelle "affaire", deux ans après l’épisode du bus de Knysna en Afrique du sud. Samir Nasri restera le joueur de cette campagne européenne qui a insulté la presse au premier match de l'Euro 2012 et qui a dérapé lors d'un incident avec un journaliste de l'Agence France Presse au dernier match.

Dans son quartier de la Gavotte-Peyret, à Septèmes-les-Vallons près de Marseille, où il a grandi, cela fait presque un an que les habitants n’ont pas vu le "petit prince" qui évolue désormais sous les couleurs des Citizens de Manchester. Au centre des critiques depuis l’élimination des Bleus, ici, les habitants le soutiennent.

"C’est un garçon très gentil"

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© REUTERS

Ceux qui l’ont côtoyé parlent d’un gamin "mordu de foot" et très "discret". Yacine a joué au football avec Samir Nasri. Selon lui, ces "dérapages" en série s’expliquent par la pression médiatique.

"Il ne faut pas parler comme ça", concède ce proche du milieu de terrain de l’équipe de France. "Les journalistes l’ont titillé. Samir, on le connaît, c’est un garçon très gentil. Ça m’a étonné quand j’ai entendu toutes ces paroles. Je pense que c’est plus la pression qui l’a emportée qu’autre chose", a assuré Yacine, au micro d’Europe 1.

"Ça peut arriver à n’importe qui"

Nabila, une autre habitante du quartier qui a connu l’ex-joueur de l’OM, en est convaincue : Samir Nasri n’était pas lui-même lors de cet Euro. "Ça peut arriver à n’importe qui. On peut être énervé sur le coup. Ça ne veut rien dire sur la personne qu’il est. Et ça ne changera pas l’image qu’on a de lui", a-t-elle martelé.

Au pied des immeubles de ce quartier de Marseille, tous n’attendent qu’une chose. Que le "prince" revienne, au moins pour quelques heures, à ses racines.