Les Bleus en quarts au ralenti

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Les Bleus en quarts au ralenti
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EURO - L'équipe de France s'est qualifiée malgré sa défaite face à la Suède et affrontera l'Espagne.

Ibrahimovic

© REUTERS

Le geste technique : On aurait pu parler des insuffisances tricolores, des passes avortées ou des tirs ratés. D'une qualification française pour les quarts de finale arrachée grâce à la victoire de l'Angleterre sur l'Ukraine (1-0). De la perspective un peu effrayante d'affronter l'Espagne. Mais, comme on aime le football, on a envie de retenir un geste de la soirée : la reprise de volée gagnante de Zlatan Ibrahimovic devant son coéquipier à l'AC Milan, Philippe Mexès, pour l'ouverture du score suédoise. "Ibra" est même à l'origine de l'action puisque c'est lui qui transmet le cuir à Kim Källström, avant que le Lyonnais ne trouve Anders Svensson, auteur du centre décisif. Sans aucun doute le but de l'Euro.

Ibrahimovic inscrit le but du 1-0 pour la Suède :

Celui qui a bien mérité sa douche : Sans lui, l'équipe de France aurait sans doute perdu 3, 4 ou 5-0. Sur ce seul match face à la Suède, Hugo Lloris a justifié son statut de capitaine. Car c'est lui qui a tenu la barre. Il a d'abord été sauvé par son poteau (10e) avant de multiplier les interventions décisives en deuxième période, après l'ouverture du score suédoise. Il a repoussé la frappe de l'ancien Nantais Christian Wilhelmsson, intenable, puis, dans la foulée, la talonnade d'Olof Mellberg (57e). C'est lui qui est encore intervenu dans le temps supplémentaire dans les pieds de Sebastian Larsson. Impeccable.

Nasri

© REUTERS

Celui qui aurait dû rester chez lui : Ou plutôt ceux, car ils sont nombreux. La charnière centrale, composée de Philippe Mexès et Adil Rami, a multiplié les signes de fébrilité. Yann M'vila, aligné à la place de Yohan Cabaye, sur le flanc, n'a apporté aucune stabilité au milieu, Samir Nasri (remplacé à la 77e minute, photo) n'a jamais été décisif dans le dernier geste, ni même dans l'avant-dernier, Hatem Ben Arfa s'est perdu dans des tentatives de dribble ou de tir en solitaire, Florent Malouda n'a rien apporté lors de son entrée... Seuls Karim Benzema et Franck Ribéry ont essayé, en vain.

La boulette sauce tandoori : On jouait à peine depuis dix minutes lorsqu'un premier frisson passa dans la défense française. A la lutte avec Toivonen, Philippe Mexès rata complètement son intervention de la tête, laissant filer l'attaquant suédois. Le joueur du PSV Eindhoven dribbla Lloris avant d'être un peu court pour redresser la course du ballon (photo), qui est venu heurter le bas du montant gauche...

Lloris

© REUTERS

La biscotte : Les mauvais esprits vont dire que ce carton jaune est le bienvenu. Pour une intervention en retard sur Ola Toivonen, Philippe Mexès a reçu une biscotte, sa deuxième de la compétition, et sera donc par conséquent suspendu pour le quart de finale face à l'Espagne. Laurent Koscielny, convaincant lors des matches de préparation, devrait logiquement être titulaire dans l'axe central contre l'Espagne.

La pensée du jour : "Il faudra certainement être meilleurs." Voilà ce que Laurent Blanc s'est contenté de déclarer, à même la pelouse, en évoquant le quart de finale à venir face à l'Espagne. Le sélectionneur de l'équipe de France a précisé sa pensée en conférence de presse : "on a été trop faibles dans certains domaines, dans l'impact physique notamment. L'équipe de Suède était mieux préparée que nous et elle avait dans ses rangs un joueur (Ibrahimovic) qui a fait la différence. Il y a une équipe qui voulait vraiment gagner ce match là et elle l'a gagné." Et cette équipe, ce n'était pas la France, dont la série de matches sans défaite s'est donc arrêtée à 23.


Roland

© Capture d'écran M6

La banderole : Une minute de silence a été observée avant la rencontre en la mémoire de Thierry Roland, décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Les supporters français avaient tenu à rendre hommage au commentateur historique des matches des Bleus avec plusieurs banderoles en sa mémoire.

Le chant : L'équipe de Suède était déjà éliminée avant cette dernière rencontre. Sur le terrain, ça ne s'est pas vu. Dans les tribunes non plus. Les supporters jaune et bleu avaient investi le stade olympique de Kiev. Et, à la fin de la rencontre, les joueurs suédois ont partagé cette victoire historique (la première face aux Bleus depuis 10 matches et 1969 !) avec leurs milliers de supporters, qui ont chanté en leur honneur. Voilà ce qui s'appelle avoir des supporters au diapason.

Supporters suédois, Suède

© REUTERS

Le Caliméro : Pour ses adieux internationaux, Andreï Chevtchenko n'a pas été gâté. La star du football ukrainien a d'abord commencé la rencontre décisive face à l'Angleterre (0-1) sur le banc en raison d'une douleur au genou gauche. Puis il a été victime, avec son équipe, d'une belle injustice. Alors menée 1-0, l'Ukraine a été privée du but de l'égalisation, la balle de Marko Devic ayant bel et bien franchi la ligne avant d'être dégagée par John Terry. Les Anglais, qui avaient été victimes d'un "but fantôme" lors de la dernière Coupe du monde face à l'Allemagne, en ont été cette fois les bénéficiaires. Et si, après Chelsea, vainqueur contre toute attente de la Ligue des champions en mai dernier, c'était l'année de la fortune pour le foot anglais ?

Devic marque un but injustement refusé pour l'Ukraine :

Rooney, Gerrard

© REUTERS

Le caviar : Steven Gerrard, qui avait déjà offert le premier but à Andy Carroll face à la Suède, vendredi dernier, a récidivé lundi. Mais, cette fois, son centre décisif a été bien moins limpide et a été touché par trois Ukrainiens, dont le gardien Andreï Pyatov, avant d'achever sa course sur... la tête de Wayne Rooney, qui n'a plus eu qu'à pousser dans les filets. Rooney est de retour. Les Italiens sont prévenus...

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