États-Unis : les "discussions de vestiaire" de Trump passent mal chez les sportifs

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États-Unis : les "discussions de vestiaire" de Trump passent mal chez les sportifs
"Ce sont des discussions de vestiaire", avait expliqué Donald Trump parlant de propos sexistes qu'il a tenu en 2005. @ ANDY LYONS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Pour LeVelle Moton, entraîneur d'une équipe universitaire, les propos de Trump ne relèvent pas des vestiaires mais sont plutôt du "harcèlement sexuel".

Plusieurs sportifs professionnels américains ont critiqué avec virulence Donald Trump pour avoir minimisé dimanche durant le deuxième débat présidentiel des propos dégradants sur les femmes qui l'ont plongé dans une grave tourmente, en les qualifiant de "discussions de vestiaire".

"Jamais entendu de propos de ce type". "Je n'ai jamais entendu de propos de ce type dans un vestiaire", a écrit sur son compte Twitter CJ McCollum, joueur de l'équipe NBA des Portland Trailblazers. Jacob Tamme, un joueur de l'équipe de football américain d'Atlanta, a exhorté durant le débat le candidat républicain à la Maison-Blanche à "arrêter de parler des discussions de vestiaire". "Ce n'est pas ce qu'on entend normalement (dans les vestiaires). Et même si cela l'était, cela ne se justifie pas", a-t-il asséné. 

Des propos datant de 2005. Lors du deuxième des trois débats présidentiels, Trump est revenu sur les propos qu'il avait tenus en 2005 et qui ont refait surface cette semaine, le plongeant dans le plus grand embarras : il avait décrit, mots crus à l'appui, la façon brutale dont il approchait les femmes qu'il convoitait. "Je n'en suis pas fier, je me suis excusé auprès de ma famille et des Américains (...) ce sont des discussions de vestiaire", s'est-il défendu.

"Cela s'appelle du harcèlement sexuel". L'ancien joueur de basket LeVelle Moton, désormais entraîneur de l'équipe de l'université centrale de Caroline du Nord (NCCU) est allé encore plus loin. "Je vais dans des vestiaires depuis que j'ai l'âge de cinq ans. Ce qu'a dit Trump ne relève pas de discussions de vestiaire, cela s'appelle du harcèlement sexuel", a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux. "Discussions de vestiaire ? Pour rien au monde", s'est emportée l'ancienne n°1 mondiale du tennis féminin Martina Navratilova, soutien déclaré à la candidate démocrate Hillary Clinton. "C'est du Trump comme il est vraiment. Authentique. Odieux. Criminel", a-t-elle estimé.