Euro 2016 : la Pologne se qualifie pour les quarts de finale aux tirs au but

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Euro 2016 : la Pologne se qualifie pour les quarts de finale aux tirs au but
La Pologne a pris le dessus sur la Suisse à l'issue de la séance de tirs au but, samedi, à Saint-Étienne.@ Valéry HACHE/AFP
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À l'issue d'un match à suspense, la Pologne a pris le dessus sur la Suisse (1-1, 5-4 aux tab), qui avait égalisé grâce à un but d'anthologie de Xherdan Shaqiri.

LE "TOP LIVE"

Suisse-Pologne. Sur le papier, les huitièmes de finale de l'Euro ne débutaient pas par l'affiche la plus passionnante qui soit et ce, d'autant plus que les deux équipes avaient surtout brillé dans le domaine défensif depuis le début de la compétition (un but concédé par les Suisses, aucun par les Polonais). Mais il s'est passé des choses, samedi après-midi, à Saint-Étienne. Revivez ici notre Top Lab, un classement non chronologique (et subjectif, évidemment), des moments forts du match, à la sauce Lab Euro.

Le tableau d’affichage

SUISSE 1-1 (5-4 aux tab) POLOGNE (Stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Étienne)

  • Blaszczykowski (1-0, 39e, passe de Grosicki)

  • Shaqiri (1-1, 82e)

 >> Pour revivre le direct commenté classique, c’est ici, pour le live façon Lab Euro, c’est en dessous

1. Xhakaaaaaa. Quand on choisit de frapper un tir au but de l'extérieur du pied, il faut être sûr de sa technique. Et assumer les conséquences. Désigné deuxième tireur suisse, samedi, lors de la séance de tirs au but face à la Pologne, Granit Xhaka a dévissé. Son tir puissant est passé largement à côté du montant droit de Lukasz Fabianski et a mis la Pologne sur la voie du succès. Sur sa deuxième période, sa prolongation et le but exceptionnel de Xherdan Shaqiri, la Nati méritait certainement mieux que ce tir hasardeux.

Chez les Suisses, la déception est grande :

Le déroulement des tirs au but :

Lichtsteiner : 1-0 Suisse
Lewandowski : 1-1

Xhaka (raté) : 1-1
Milik : 2-1 Pologne

Shaqiri : 2-2
Glik : 3-2 Pologne

Schär : 3-3
Blaszczykowski : 4-3 Pologne

Rodriguez : 4-4
Krychowiak : 5-4 et victoire Pologne

2. Shaqiriiiiiiiiii. Xherdan Shaqiri avait été l'homme qui avait sonné la révolte suisse, en début de seconde période. Un déboulé côté droit (46e) et une frappe des 20 mètres (51e) avaient inquiété la défense polonaise. Celle-ci allait céder une grosse demi-heure plus tard sur un geste venu d'ailleurs. Sur un ballon chaud aux abords de la surface, le joueur de Stoke City a armé un ciseau retourné du gauche, puissant, placé, qui est allé lécher le montant gauche de Fabianski avant d'aller faire trembler les filets. Un travail d'esthète autant que de gymnaste, qui est venu concrétiser la belle deuxième période suisse.



2. Blaszczykowski, avec sang-froid. Déjà auteur du seul et unique but de la Pologne face à l'Ukraine, lors du troisième et dernier match de la phase de groupes, Jakub Blaszczykowski s'est une nouvelle révélé décisif, samedi. C'est lui qui a trouvé le chemin des filets en fin de première période, après un magnifique déboulé sur le côté gauche du Rennais Kamil Grosicki. Seul face à Yann Sommer, Blaszczykowski a ajusté le portier suisse d'un petit tir entre les jambes. Très en vue, le joueur de la Fiorentina a bien falli aggraver la marque en début de deuxième période (54e). Mais, cette fois, Sommer s'est interposé avec brio.



3. Fabianski, la claquette magique. Il y a les joueurs qui portent des claquettes et ceux qui en font. Et, dans ce domaine, Lukasz Fabianski est un orfèvre. L'ancien gardien intérimaire d'Arsenal, aujourd'hui à Swansea, en a réalisé une d'anthologie à un gros quart d'heure de la fin du temps réglementaire sur un coup franc d'un peu plus de 20 mètres de Ricardo Rodriguez. Un modèle du genre.



4. Arrête-toi Schär ! Dans un match longtemps très courtois (sept fautes seulement en première période), Fabian Schär s'est signalé à la 55e minute avec un tacle très en retard sur Robert Lewandowski. L'attaquant du Bayern a fait un soleil en l'air et Schär, lui, a logiquement vu jaune.



5. La Suisse a eu chaud à froid. Après quelques secondes de jeu, la Suisse a failli concéder le but le plus bête de la compétition. Le portier Yann Sommer a tenté une relance à la main sur Johan Djourou, lequel, sous le menace polonaise, lui a remis en retrait. Pressé par Lewandowski - par ailleurs très discret tout au long de la partie -, Sommer a dégagé sur Arkadiusz Milik. À la limite de la surface de réparation, l'attaquant de l'Ajax Amsterdam, qui avait déjà gâché deux énormes occasions face à l'Allemagne (0-0) a alors frappé (trop) rapidement, envoyant le cuir au-dessus...



6. Maillots solides. Les maillots des joueurs suisses, dont le manque de solidité avait beaucoup fait parler lors de Suisse-France, dimanche dernier, ont cette fois tenu. Pas de trous béants, de manches tombantes et de changements intempestifs. Cette fois, les tuniques de la Nati ont tenu. À la différence de sa défense.

Les compositions d'équipe :

Suisse : Sommer - Lichtsteiner (cap), Schär, Djourou, Rodriguez - Shaqiri, Behrami (Gelson 77), Dzemaili (Embolo 58), Xhaka, Mehmedi (Derdiyok 70) - Seferovic

Pologne : Fabianski - Piszczek, Glik, Pazdan, Jedrzejczyk - Blaszczykowski, Krychowiak, Maczynski (Jodlowiec 101), Grosicki (Peszko 104) - Milik, Lewandowski (cap)


Toute l'actu de la compétition, sur le Lab Euro, le site qui ne se contente pas des trois points !