Election à la Fifa, mode d’emploi

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Election à la Fifa, mode d’emploi
Le prince Ali (à gauche) tentera de déloger le président sortant Sepp Blatter (à droite). @ FABRICE COFFRINI, KARIM JAAFAR / AFP
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Le congrès exécutif de la Fifa se réunit vendredi pour élire son nouveau président. Sepp Blatter, le sortant, est le grand favori.

Joseph Blatter brigue vendredi un cinquième mandat à la tête de la Fifa, deux jours après les révélations sur un scandale de corruption au cœur du gouvernement du foot mondial. Attaqué de toutes parts, le Suisse de 79 ans aura pour adversaire le prince jordanien Ali bin Hussein, 39 ans, un de ses vice-présidents. Europe 1 vous livre le mode d’emploi de cette élection sous très haute tension.

Un ou deux tours de scrutin. Les 209 représentants des fédérations devront élire leur président lors d’un vote à bulletins secrets. Pour être élu, un candidat doit recueillir deux tiers des voix au premier tour de scrutin. Si ce score n’est pas atteint, un deuxième tour est alors organisé. Le candidat est élu s’il obtient la majorité simple, soit 50% des voix. Le nouveau président devrait être connu vendredi en fin d’après-midi.

209 votants. Chacune des 209 fédérations qui composent la Fifa disposent d’une voix. L’UEFA, la confédération européenne, compte 53 membres. Son président Michel Platini a appelé à voter contre Blatter, vendredi après-midi. Le front européen ne comptera cependant pas la Russie dans ses rangs. Moscou, fervent supporter du Suisse, apportera sa voix au président sortant.

Mais l’opposition du Vieux Continent ne devrait pas suffire pour empêcher Blatter de briguer un cinquième mandat. Le Suisse s’appuie sur le soutien indéfectible de l’Afrique et de ses 54 voix, ainsi que sur l’essentiel des 35 membres de la Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) et des 10 pays d’Amérique du Sud. Si les récents événements à la Fifa peuvent peser sur le choix des votants, difficile d’imaginer les nombreux soutiens de Blatter le lâcher en seulement quelques jours.

Deux candidats : Sepp Blatter et le prince Ali. En 2011, le Suisse avait été réélu sans la moindre opposition. Cette année, Sepp Blatter doit affronter un challenger : le prince Ali. Après quatre mandats, le président sortant de la Fifa est dans l’œil du cyclone. Critiqué de toutes parts après les nouveaux scandales de corruption qui touche le gouvernement du foot mondial, Blatter refuse toujours de quitter son poste. Le Suisse, président de la Fifa depuis 1998, est même le grand favori à sa propre succession. En cas de victoire, il entamerait son cinquième mandat à la tête de l’institution.

En face, un jeune challenger tentera de déloger l’indéboulonnable Blatter. Le prince Ali, demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie, se présente pour la première fois à l’élection à la présidence de la Fifa. Malgré son jeune âge, 39 ans, il présente déjà une solide expérience dans le monde du football. Le prince Ali est président de la fédération jordanienne depuis 1999 et vice-président de la fifa pour l’Asie depuis 2011. Mais le Jordanien part de loin pour espérer renverser Blatter.