Dopage dans l’athlétisme : la Russie accepte sa suspension

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Dopage dans l’athlétisme : la Russie accepte sa suspension
Mariya Savinova, vainqueur du 800 m aux JO de Londres, fait partie des athlètes pointés du doigt par l'AMA@ © ADRIAN DENNIS / AFP
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La Fédération russe d'athlétisme, accusée de dopage organisé, ne fait pas appel de sa suspension. Elle renonce ainsi à être auditionnée.

La Russie ne fera finalement pas appel de sa suspension. La Fédération russe d’athlétisme (ARAF) est accusée d’avoir mis en place un système de dopage généralisé, avec la complicité de la Fédération internationale. En renonçant à être auditionnée, la Fédération russe d’athlétisme accepte de facto que son éventuelle réintroduction dans le giron athlétique dépende de l'avis de la commission d'inspection.

L'annonce intervient alors que le conseil de la Fédération internationale, le gouvernement de l'instance, est physiquement réuni à Monaco pour la première fois depuis que le scandale mêlant corruption et dopage a été révélé par une commission d'enquête indépendante mandatée de l'Agence mondiale antidopage (AMA), le 9 novembre. 

"Le conseil de l'IAAF a été informé aujourd'hui qu'une confirmation écrite a été reçue, émanant de l'ARAF, acceptant la pleine suspension sans demander à être auditionnée (...) L'ARAF confirme qu'elle accepte que son rétablissement par le conseil en tant que membre de la Fédération internationale interviendra à la suite des recommandations de la commission d'inspection qui décidera si les critères ont été remplis".

Absents aux prochains Jeux Olympiques. Le 13 novembre, le conseil de la Fédération internationale avait choisi de suspendre provisoirement la Russie. Les athlètes russes pourraient ainsi être absents aux prochains Jeux Olympiques de Rio, dans neuf mois. La Russie est accusée par l'AMA de dopage organisé, à travers un système qui implique également des responsables de la Fédération internationale, accusés d'avoir couverts des cas de dopage moyennant finances.