Didier Roustan : "Neymar est une diva"

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Didier Roustan estime que le comportement de Neymar au sein du vestiaire parisien est problématique et qu'il faut "taper sur la table".

L'AVIS DE

Nouvel épisode dans la guéguerre que se livrent Edinson Cavani et Neymar au PSG. Mardi, L'Équipe révèle qu'une altercation a éclaté entre les deux joueurs dans le vestiaire du club de la capitale à la fin du match PSG-Lyon (2-0), dimanche. Une réunion importante est prévue mercredi au centre d'entraînement du Paris Saint-Germain, pour tenter de trouver une issue à cette guerre d'ego.

"Neymar joue quand il en a envie." "Le gars qui a un ego surdimensionné dans les circonstances, c'est plutôt Neymar", juge Didier Roustan dans l'émission Y a pas péno ! sur Europe 1. "Neymar arrive, la diva, il doit tout faire, recevoir tous les ballons, les adversaires ne doivent pas le toucher, les arbitres ne doivent pas siffler contre lui", ironise le journaliste. "On sent qu'il joue quand il en a envie. Contre Lyon, le premier quart d'heure, manifestement, il n'avait pas envie. C'est pour cela que j'utilise le mot diva", complète-t-il.

"Le Neymar Saint-Germain." Didier Roustan craint par ailleurs que la situation devienne "ingérable" pour Unai Emery, l'entraîneur parisien, puisque tout va être accordé à Neymar : "Ça devient le Neymar Saint-Germain plus que le Paris Saint-Germain. Je pense même que le club est en péril par rapport à ça."

"Taper sur la table." Il estime toutefois que ce clash "tombe bien pour Emery", car "ils (les dirigeants) vont pouvoir taper sur la table tout de suite, à condition qu'ils tapent sur la table". Et si quelqu'un doit hausser le ton, c'est Nasser Al-Khelaïfi, le président du club. "Le problème, c'est qu'il a accueilli Neymar comme un héros. Ça va être compliqué de lui expliquer que c'est un sport collectif, que d'accord, il est l'étoile du club mais qu'il va falloir qu'il n'en fasse pas qu'à sa tête vis-à-vis de ses partenaires", précise-t-il. Il faudra donc "trouver les mots" pour calmer les maux avant qu'ils ne gangrènent le vestiaire parisien.