Coupes d'Europe : les grands exploits des clubs français à l'extérieur

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Coupes d'Europe : les grands exploits des clubs français à l'extérieur
Battu 4-2 à l'aller, le FC Metz avait réussi l'exploit de l'emporter 4-1 au match retour, au Camp Nou.@ UPI/AFP
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VIDÉO - Avant lui, d'autres clubs français s'étaient mis dans la difficulté au mat aller avant de se qualifier à l'issue du match retour.

22% de chances : la statistique a de quoi refroidir jusqu'aux plus ardents supporters du PSG. Dans l'histoire des Coupes d'Europe, les clubs qui ont concédé un match nul sur leur pelouse sur le score de 2-2, comme l'a fait le PSG face à Manchester City, mercredi, en quart de finale de la Ligue des champions, n'ont réussi que 22% du temps à se qualifier pour le tour suivant. Pourtant, d'autres clubs français qui, comme le PSG, étaient en position d'éliminés au coup d'envoi - à savoir qu'ils avaient perdu ou fait match nul avec des buts -, ont réussi à renverser la vapeur lors d'un match retour disputé à l'extérieur, parfois dans une ambiance hostile. Voici les modèles à suivre pour le PSG s'il veut rejoindre le dernier carré, mardi, à l'Etihad Stadium.

1. FC Barcelone-FC Metz : 1-4 (score du match aller : 2-4). 16e de finale retour de la Coupe des Coupes 1984-85. C'est une performance qui dépasse largement le cadre du football français. Battus 4-2 à l'aller, les Lorrains réalisent un improbable renversement de situation au Camp Nou. D'autant plus inattendu que ce sont les Catalans qui avaient réussi à ouvrir le score ce soir-là. Mais trois buts de l'attaquant slovène Tony Kurbos permettent aux Grenats de réussir l'exploit. Il restera sans suite puisqu'au tour suivant, Jules Bocandé et ses coéquipiers seront sortis par le club allemand du Dynamo Dresde.

2. Chelsea-PSG : 2-2 a.p. (score du match aller : 1-1). 8e de finale retour de la Ligue des champions 2014-15. Zlatan Ibrahimovic est exclu pour une intervention trop musclée sur Oscar (31e). Gary Cahill ouvre le score pour les "Blues", à moins de dix minute de la fin. A ce moment-là, on ne donne pas cher des Parisiens. Mais David Luiz, ancien de la maison Chelsea, égalise d'un étonnant coup de tête (86e). Encore mené dans la prolongation après un penalty d'Eden Hazard (96e), le PSG arrache la qualification sur une nouvelle tête, de Thiago Silva cette fois (113e). Le duo David Luiz/Thiago Silva, en souffrance l'été précédent lors de son Mondial à domicile, tenait sa revanche.

3. Dnipropetrovsk-Bordeaux : 1-1 a.p., 3-5 aux tab (score du match aller : 1-1). Quart de finale retour de la Coupe d'Europe des clubs champions 1984-85. Plus que le score ou le prestige de l'adversaire, ce sont les conditions de cette qualification qui la rendent mémorable. En effet, pour des raisons qui tiennent à la fois de la géopolitique et de la météo, les Girondins n'atterrissent en URSS qu'à quelques heures du coup d'envoi. Menés au score, ils ne doivent leur salut qu'à la patte de Thierry Tusseau, qui égalise sur coup franc. Puis, tout au bout de la nuit soviétique, le Portugais Fernando Chalana envoie Bordeaux dans le dernier carré lors de la séance de tirs au but. En demi-finales, les Girondins seront éliminés par la Juve (0-3, 2-0).

4. Feyenoord Rotterdam-Monaco : 2-2 (score du match aller : 1-1). Demi-finale retour de la Coupe des Coupes 1991-92. Tenue en échec 1-1 à l'aller, l'AS Monaco doit disputer son match retour dans la bouillante atmosphère du stade De Kuip. Les Rouge et Blanc se facilitent la vie en menant 2-0 grâce à George Weah et Rui Barros. Mais les Néerlandais égalisent et reviennent même à 2-2. Sous pression, les joueurs d'Arsène Wenger conservent malgré tout leur ticket pour la finale de la Coupe des Coupes 1992, première finale européenne de leur histoire. Malheureusement, celle-ci, perdue face au Werder Brême (2-0) et disputée au lendemain du drame de Furiani, ne donnera pas lieu à la fête prévue.

5. Dinamo Zagreb-Auxerre : 1-3 (score du match aller : 0-1). Tour préliminaire retour de la Coupe de l'UEFA 1989-90. L'AJA s'est inclinée 1-0 à l'aller sur un but d'un certain Davor Suker, futur meilleur buteur de la Coupe du monde 1998. Lors du match retour, disputé dans le stade Maksimir de Zagreb, le Hongrois Kalman Kovacs remet les deux équipes à égalité, à la 33e minute de jeu. Trois minutes plus tard, Didier Otokoré inscrit le but du 2-0. Le club icaunais l'emportera finalement 3-1, avec un deuxième but de l'international ivoirien en deuxième période. Un exploit fondateur pour l'AJA.