Les 5 "robots" Blacks à stopper

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Les 5 "robots" Blacks à stopper
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COUPE DU MONDE - Pour battre la Nouvelle-Zélande, les Bleus devront museler ces joueurs.

Si les bookmakers donnent en grande majorité la Nouvelle-Zélande championne du monde, il reste tout de même quelques voix pour soutenir les Bleus. Les joueurs, eux, y croient encore dur comme fer. Mais pour battre les Blacks dimanche (10h), les tricolores ne devront commettre aucune faute, être à 100% et veiller particulièrement sur cinq joueurs hors-normes. Ils sont à peu près tous de la même génération. Ils font le même poids et ont le même style. Des Néo-Z comparés à des "joueurs robots", selon une étude très sérieuse de l'Université néo-zélandaise Massey, plus musclés et plus grands leurs prédécesseurs. 

Weepu

Piri Weepu. C’est sans conteste le leader de cette équipe depuis le début de la Coupe du monde. Et pour comprendre sa détermination, il suffit de le regarder diriger le Haka avant le match. Avec un profil de neuvième avant similaire à celui de Byron Kelleher (1,78 m pour 95 kilos), le demi de mêlée des Blacks est puissant mais aussi très agile. Ce Maori lit à merveille le jeu et ses libérations de balle sont toujours impeccables. En Nouvelle-Zélande, on l’appelle "Mister Fixit" (Monsieur Solution en français). En course pour le titre de meilleur joueur de l’année en compagnie de Jerome Kaino et Ma’a Nonu, Piri Weepu n’a qu’une seule petite faiblesse : son jeu au pied n’est pas toujours parfait.

Kaino

Jerome Kaino. Toutes les équipes rêveraient de l’avoir. Ce troisième ligne aile des Auckland Blues fait toujours du bien aux Blacks. Indispensable en mêlée, le n°6 des Blacks avance sur chaque impact. Avec un gabarit impressionnant (1,95 m pour 105 kilos), Jerome Kaino fait peur à tous ses adversaires. Son travail est essentiel pour la Nouvelle-Zélande. Avec des percées surpuissantes, il crée des brèches dans les défenses adverses et libère des espaces pour ses arrières. Pour ne pas sombrer, les Bleus devront veiller à chaque instant sur ce maori d’origine samoane. 

Dagg

Israel Dagg. C’est l’une des révélations de cette Coupe du monde. Plus jeune que les quatre autres "robots" Blacks, l’arrière Néo-Z a déjà inscrit cinq essais depuis le début de la compétition. Il est l’un des grands artisans de la victoire (20-6) contre l'Australie en demi-finale. Israel Dagg est un beau "bébé" (1,88 m pour 95 kilos) et peut être très dur sur l’homme. Son talon d’achille, sa propension à trop faire la fête. A trois jours du quart de finale contre l’Argentine, il s’est fait pincé en compagnie de Cory Jane dans un bar d’Auckland. Est-ce qu’il saura se tenir à carreau avant la finale…

Nonu

Ma’a Nonu. Son entraîneur, Graham Henry, le décrit comme "le meilleur franchisseur de ligne du pays". Le compliment est flatteur mais absolument pas volé. Dans le style, le premier centre des Lions de Wellington rappelle étrangement Tana Umaga ou encore l’illustre Jonah Lomu. Des déplacements saccadés, des raffuts à répétition et une capacité à rester toujours sur ses appuis. Reconnaissable sur le terrain avec ses tresses de couleur, Ma’a Nonu est un élément-clé du XV néo-zélandais. Avec 108 kilos pour 1,82 m, ce maori d’origine samoane représente un danger à chaque fois qu’il touche le ballon. Seule petite faiblesse dans son jeu : il peut commettre quelques fautes de main.

Jane

Cory Jane. Ça sera certainement l’un des plus beaux duels de la finale. Contre son vis-à-vis néo-zélandais, Vincent Clerc aura un match certainement très compliqué. L’ailier des Hurricanes de Wellington possède un jeu complet. Ultra rapide, vif sur ses appuis et excellent en défense, Cory Jane se fraie souvent des chemins dans des trous de souris. En terme de puissance, il n’a rien à envier à ses partenaires. Avec 88 kilos pour 1,83 m, il fait souvent reculer ses adversaires quand il plaque. Un défaut ? Pas évident à trouver si ce n’est, peut-être, quelques imprécisions dans son jeu au pied.