Le Brésil boit le calice jusqu'à la lie

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Le Brésil boit le calice jusqu'à la lie
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LE MATCH D'APRÈS - La Seleçao a été battue 3-0 par les Pays-Bas lors de la petite finale.

Le moment où tout a basculé* : On attendait de savoir si le Brésil avait digéré la correction subie mardi en demi-finales de la Coupe du monde face à l'Allemagne (1-7). La réponse n'a pas tardé... Après moins de deux minutes de jeu face aux Pays-Bas, samedi, à Brasilia, lors de la "petite" finale du Mondial, Thiago Silva, dépassé, ralentit Arjen Robben du bras. L'arbitre de la rencontre, l'Algérien Djamel Haimoudi, siffle un penalty - alors que la faute a eu lieu en dehors de la surface -, un penalty que Robin van Persie transforme sans trembler (1-0, 3e). Thiago Silva, lui, s'en sort miraculeusement avec un carton jaune.



La boulette sauce tandoori : Ne jamais dégager un ballon dans l'axe. Ce principe fondamental du football, David Luiz ne l'a pas respecté. Sur un centre venu de la droite de Jonathan de Guzman - en position de hors-jeu -, le défenseur brésilien a préféré réaliser une tête arrière plutôt que de dégager en corner. Le latéral néerlandais Daley Blind a joliment profité de l'aubaine pour expédier une frappe sous la barre transversale. Après un peu plus d'un quart d'heure de jeu, le Brésil, débordé au milieu, avait déjà la tête sous l'eau (2-0, 16e).

Le Brésil sombre encore contre les Pays-Bas (3-0) :

L'action Playstation :Les Pays-Bas avaient disputé une prolongation face à l'Argentine en demi-finales et eu un jour de récupération en moins par rapport aux Brésiliens. Cela ne s'est pas vu en fin de match. Les Oranje ont fini pied au plancher et particulièrement Arjen Robben. Le joueur du Bayern Munich est à l'origine du troisième but néerlandais avec un petit décalage côté droit sur Daryl Janmaat. Le défenseur trouva au centre Georginio Wijnaldum qui reprit instantanément pour un but copie conforme du premier inscrit par André Schürrle mardi...

Le loser : L'arbitre de la rencontre, Djamel Haimoudi, a manqué sa "petite" finale. Il s'est d'abord pris les pieds dans le tapis sur la première action en donnant penalty et jaune là où le coup franc et le rouge s'imposaient. Son assistant a ensuite oublié de signaler le hors jeu de Jonathan de Guzman sur le deuxième but. Puis, il a adressé un carton jaune à Oscar qui venait d'être victime d'une faute évidente dans la surface. Ce penalty non accordé a ruiné les derniers espoirs d'un Brésil qui a fait de bonnes choses, malgré tout, grâce à Oscar ou Ramires. Au débit de M. Haimoudi, on peut également signaler cette poussette de Fernandinho sur Robben (83e). 

Les bouchers : On aurait pu parler des gestes d'humeur de David Luiz, presque aussi vicieux que maladroit. Mais on retiendra surtout les deux interventions très tardives de Fernandinho sur Van Persie (54e) et d'Hernanes sur Robben (58e), deux fautes grossières...

Celui qui a bien mérité de rentrer : Le sélectionneur des Pays-Bas, Louis van Gaal, a encore été à l'origine d'une histoire de gardien. Il avait remplacé Jasper Cillessen avant la séance de tirs au but face au Costa Rica, en quarts de finale. Cette fois, à quelques secondes de la fin du temps additionnel, il a fait entrer son troisième portier, Michel Vorm. Pas de séance de tirs au but cette fois, mais un clin d’œil appuyé à son groupe, dont les 23 joueurs auront participé à ce Mondial.



Le chant : Après la claque reçue mardi contre l'Allemagne, on pouvait craindre que le public brésilien manifeste sa défiance envers son équipe nationale. Or, hormis quelques sifflets pour Luiz Felipe Scolari ou Fred, l'avant-match s'est plutôt bien déroulé. Et, comme d'habitude, l'Hino Nacional Brasileiro a été repris à pleins poumons par le stade. Et par ces deux petites filles qui accompagnaient les joueurs...

Enfants hymne brésilien (930x620)

© REUTERS

Celui qui n'a rien changé : Il était là. En short et en crampons. Pour le symbole, Neymar a pris place sur le banc aux côtés de ses coéquipiers, en tenue, même si sa vertèbre fracturée l'a bien évidemment tenu éloigné de ses coéquipiers. Un mal pour un bien ? Absente en demies et en "petite" finale, la star brésilienne sort du Mondial avec une image même pas écornée, voire embellie. Ce n'est bien évidemment pas le cas de ses autres coéquipiers et du sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari, dont les heures à la tête de la Seleçao sont comptées...

Neymar sur le banc (930x620)

© REUTERS

*Voir la "bible" d'Europe1.fr

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