L'Allemagne fait pleurer l'Algérie

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L'Allemagne fait pleurer l'Algérie
@ REUTERS
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AU FORCEPS - Les Allemands ont fini par faire plier l'Algérie lors de la prolongation (2-1), au terme d'un match héroïque.

Le moment où tout a basculé : L'histoire est cruelle. C'est avec un geste rappelant celui inventé par l'Algérien Rabah Madjer qu'André Schürrle a éliminé l'Algérie de la Coupe du monde, lundi, en huitièmes de finale (2-1 a.p.). Alors qu'on venait à peine de débuter la prolongation, Thomas Müller a centré en direction du joueur du Chelsea qui a repris le ballon dans son dos d'une talonnade du pied gauche. Surpris, le gardien algérien Raïs M'Bolhi, excellent jusque-là, a fini par s'incliner. La Nationalmannschaft retrouvera la France en quarts de finale, vendredi (18h), au Maracana de Rio de Janeiro.

L'action Playstation : Tous les gamers connaissent ça, le but à l'arraché, sur une frappe repoussée. Servi sur le côté gauche de la surface de réparation, Mesut Özil a remis à Schürrle, dont la frappe a été dégagée juste devant sa ligne par Essaïd Belkalem. Le joueur d'Arsenal a récupéré le cuir et envoyé un missile sous la barre.

Le moment où rien n'a basculé : Leur ticket en poche, les Allemands se sont déconcentrés et ont concédé le but du 1-2, sur une tête d'Abdelmoumene Djabou, servi par Sofiane Fegouli (120e+1). Ce but n'a rien changé à l'affaire mais permet aux Algériens de quitter la Coupe du monde la tête (encore plus) haute.



Le geste tactique : Vahid Halilhodzic avait regretté en conférence d'avant-match qu'on ne parle pas assez de sa tactique. Qu'à cela ne tienne, pour affronter l'Allemagne, le technicien bosnien avait effectué pas moins de cinq changements par rapport à l'équipe qui avait décroché la qualification face à la Russie (1-1). Et, malgré ce onze remanié, les Fennecs se sont montrés les plus dangereux lors de la première demi-heure, par Sofiane Feghouli (15e) ou Faouzi Ghoulam (19e). "J'ai préparé chaque match différemment tactiquement", avait plaidé "Coach Vahid". L'ancien entraîneur du PSG est passé tout près de l'exploit, ce qui explique ses larmes à la fin du match...

Celui qui a bien mérité sa douche : L'Allemagne a joué avec un libéro, lundi. Son nom : Manuel Neuer. Le portier allemand, peu économe de ses efforts, s'est en effet signalé par plusieurs interventions décisives en dehors de sa surface. Et il a fait étalage de sa panoplie technique, avec notamment un tacle puis une tête devant Islam Slimani. Il a également écarté le danger de manière autoritaire devant Sofiane Feghouli à deux minutes de la fin du temps réglementaire.

Le geste technique : C'est tout le paradoxe de cette Coupe du monde. D'un côté, jamais autant de buts n'ont été marqués. Et, de l'autre, rarement les gardiens n'ont autant brillé. Et après Ochoa, Enyeama ou Navas, c'est le portier des Fennecs, Raïs M'Bohli, qui s'est mis en évidence lundi. Il a d'abord effectué une double parade devant Toni Kroos puis Mario Götze (41e), avant de dévier une frappe de Philip Lahm qui prenait la direction de la lucarne (54e). Plus impressionnante encore, sa parade à la 82e minute sur une tête de Müller...

Le loser (magnifique par la suite) : Avait-on déjà vu combinaison sur coup franc aussi piteuse que celle proposée par l'Allemagne à la 86e minute ? Bastian Schweinsteiger est passé au-dessus du ballon, Thomas Müller a trébuché et Toni Kroos a fini par réaliser un petite louche qui n'a rien donné. Ah oui, ce coup franc se situait à 25 mètres environ...

La chute de Müller vue d'un peu plus près :

*Voir la "bible" d'Europe1.fr en short

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