Pourquoi la France doit se méfier du Nigeria

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Pourquoi la France doit se méfier du Nigeria
Pour la plupart méconnus, les Super Egales du Nigera n'en sont pas moins dangereux.@ REUTERS
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L’ADVERSAIRE - Constellation de stars dans les 90's les Super Eagles restent redoutables. Les Bleus, qui les affrontent lundi à 18h en 8èmes de finale du Mondial, sont prévenus.

Ne cherchez pas de joueurs vedette dans l’équipe du Nigeria. Les Super Eagles version 2014 n’a en effet plus grand-chose à voir avec la constellation de stars qui faisait trembler la planète football dans les années 1990. L’après Yekini, Okocha et autre Kanu n’a pas été facile à gérer pour le pays le plus peuplé d’Afrique. Mais désormais, le Nigeria est de retour. Et il s’annonce comme un adversaire particulièrement coriace pour l’équipe de France lundi prochain en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Présentation d’un adversaire qu’il faudra rapidement apprendre à connaître.

A la recherche d’un lustre perdu. Les débuts du Nigeria en Coupe du monde datent de 1994, et ils ont été tonitruants. Les Super Egales d’Okocha et Amokachi parviennent en huitièmes de finale après avoir notamment surclassé la Bulgarie (3-0), futur demi-finaliste du tournoi. Il faut ensuite un grand Baggio pour permettre à l’Italie, futur finaliste, de mettre fin au parcours des Nigérians (2-1 après prolongation.



Mais désormais, le Nigeria fait peur. Et il confirme deux ans plus tard, aux Jeux Olympiques. Les Super Eagles dominent notamment le Brésil (4-3) puis l’Argentine (3-2) pour remporter le titre olympique au nez et à la barbe des grands favoris.



En 1998, pour la coupe du monde en France, le Nigeria domine l’Espagne au terme d’un match somptueux (3-2) puis se défait de la Bulgarie. En huitièmes toutefois, les hommes de Bora Milutinovic passent à côté face au Danemark (4-1).

Le début de la fin pour les Super Eagles, qui tombent dès le premier tour en 2002 et échouent à se qualifier pour l’édition de 2006.  En 2010 en Afrique du Sud, ils sont à nouveau éliminés dès le premier tour. C’est donc une équipe en plein renouveau, qualifiée pour les huitièmes de finale pour la première fois depuis 16 ans, que les Bleus s’apprêtent à rencontrer. Et nul doute que les Super Eagles version 2014 auront à cœur de faire mieux que leurs glorieux devanciers en se qualifiant pour les quarts de finale.

Une équipe (presque) sans star. Les fans de football un tant soit peu âgés ont encore ces noms en tête : Yekini, Okocha, Amokachi, Amuneke, Kanu… Autant de stars dans une équipe alors impressionnante sur le papier. C’est beaucoup moins le cas aujourd’hui. Les Super Eagles ne comptent dans leur rang qu’un joueur à forte notoriété, le milieu défensif John Obi Mikel, qui évolue à Chelsea depuis 2006. Pour le reste, le sélectionneur Stephen Keshi mise sur des jeunes, tel Oshaniwa et Egwuekwe en défense, ou Musa en attaque. Une stratégie payante lors de la CAN 2013, remportée par les Super Eagles. Un titre continental précieux mais insuffisant pour faire connaître aux yeux du monde ses protagonistes. Les Nigérians n’ont donc qu’une envie : se faire un nom. Une victoire face à la France serait un bon début.



L’atout numéro un : Enyeama dans les buts. Les Français connaissent toutefois très bien un joueur du Nigeria : le gardien Vincent Enyeama. M’homme évolue à Lille depuis 2010, mais c’est seulement cette saison qu’il a pris une envergure folle. Il est même passé tout près de battre le record d’invincibilité du championnat de France, avec 1062 minutes sans encaisser de buts. Soit plus de 12 matches. Et depuis le début du Mondial, il dispute au Mexicain Ochoa le titre de meilleur gardien de la compétition. Il aura fallu un grand Messi et quelques errements de sa défense pour qu’Enyeama encaisse ses premiers buts dans la compétition mercredi (3-2). Un dernier rempart que les Bleus auront donc sans doute du mal à battre. Et les Français devront tout faire pour ne pas atteindre une séance de tirs au but qui serait bien périlleuse avec un tel portier.



Un jeu fermé, des contres fulgurants. Adepte d’un 4-2-3-1 plutôt défensif, Stephen Keshi devrait reconduire son système face aux Bleus. Ave la consigne de fermer le plus possible le jeu et de miser sur des contres. Les Bleus devront donc s’attacher à couper la relation entre  la fusée Emenike et sa rampe de lancement Obi Mikel. Les attaquants devront eux se frotter avec des défenseurs rugueux et physiquement dense. Avec tout de même un déficit de taille, idéal pour un joueur du profil d’Olivier Giroud. Et les Bleus auront tout intérêt à trouver la faille rapidement.

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