Mondial 2018 : bons baisers de Russie ?

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Mondial 2018 : bons baisers de Russie ?
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AU SUIVANT - La Russie, qui accueillera la prochaine Coupe du Monde, sera surveillée ces quatre prochaines années par tous les fans de foot de la planète.

Du pain sur la planche. La  Coupe du Monde au Brésil, c'est fini. Vous êtes tristes ? Nous aussi. Mais pas d'inquiétudes, le Mondial sera de retour dans 4 ans. Cette fois, direction la Russie. Mais avant de pouvoir accueillir les meilleurs joueurs de foot de la planète en 2018, le pays du président Vladimir Poutine a du pain sur la planche.

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Alors, à quoi peut-on s'attendre après une Coupe du Monde réussie par les Brésiliens, avec des buts à gogo, une ambiance festive et une organisation qui, à défaut d'être parfaite, a été largement à la hauteur ? Si vous pensez que la Russie, c'est beaucoup moins sexy que le Brésil, vous avez tort.

>> Europe1.fr vous montre ce que la Russie nous réserve pour le Mondial 2018.

A Vladimir Poutine de jouer maintenant.

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Des conditions de jeu clémentes. En Russie, il fait froid, oui. Mais dans quatre ans, pas besoin de sortir votre chapka. Car le Mondial se déroulera au mois de juin. A cette période de l'année, les températures moyennes oscillent entre 16 degrés à Saint-Pétersbourg,  17 degrés à Moscou ou encore 23 degrés à Sotchi, où se sont déroulés les derniers Jeux Olympiques d'hiver. Autant dire que les conditions de jeu seront idéales pour les footballeurs, comme pour les centaines de milliers de supporters attendus.

Autre point qui devrait rassurer les fans des Bleus : les distances. Les 11 villes sélectionnées pour accueillir les rencontres de la Coupe du Monde seront éloignées au maximum de 1.500 kilomètres de Moscou. Ce n'est pas la porte à côté, mais c'est peu pour le plus grand pays au monde, qui s'étend sur plus de 9.000 kilomètres d'est en ouest.

Le stade Loujniki, à Moscou.

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Des stades tout neufs. L'organisation russe a choisi 12 stades pour recevoir les 64 rencontres du Mondial. Le match d'ouverture et la finale se dérouleront au célèbre stade Loujniki, à Moscou, qui sera entièrement rénové d'ici là et pourra accueillir 81.000 spectateurs. C'est moins ronflant que le Maracana, c'est certain, mais ça fait du bruit. L'autre enceinte moscovite est attendue elle en septembre, tandis qu'à Kazan l'arène est déjà prête. Le stade de Saint-Pétersbourg, doté de 70.000 places, est prévu pour mai 2016. Celui de Sotchi, lui, va voir sa capacité d'accueil portée à 45.000 spectateurs. A Ekaterinbourg, le stade attend également sa rénovation.

Mais le vrai point d'interrogation porte sur les 6 autres enceintes, toutes neuves, qu'il reste à construire. A Kaliningrad, Nijni-Novgorod, Samara, Saransk, Rostov-sur-le-Don et Volgograd, les travaux partent quasiment de zéro. Mais pas de panique, il reste encore 4 ans aux Russes pour achever leurs constructions. Au total, le budget consacré aux stades devrait s'élever à 2,5 milliards d'euros selon les autorités russes.

Les JO de Sotchi ont coûté 50 milliards d'euros.

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Des infrastructures rénovées. Pour ce Mondial, la Russie va mettre le paquet. Il faut dire que la tâche est immense. En plus des stades, Moscou doit procéder à un renouvellement complet des infrastructures touristiques et de transport. Car en dehors de Moscou, Saint-Pétersbourg ou Sotchi, les autres villes ne sont pas à l'heure actuelle en mesure d'accueillir les centaines de milliers de touristes attendus. Mais pas de panique, la FIFA se veut rassurante. "La Russie est en avance de six à huit mois", estime même Jérôme Valcke, le secrétaire général de la fédération internationale.

Le ministre russe des Sports Vitali Moutko a estimé le coût total de l'organisation de la Coupe du Monde à 14,7 milliards d'euros. Mais quand on sait que les Jeux Olympiques d'hiver ont coûté la bagatelle de 50 milliards d'euros pour la seule ville de Sotchi, on peut craindre que l'addition soit bien plus salée. A ce prix là, gageons que les supporters seront bien accueillis…

La victoire du Zénith Saint-Pétersbourg en finale de la Coupe UEFA 2008, face aux Glasgow Rangers (2-0) :

Un vrai pays de foot. Pas de Ronaldo, de Pelé ou de Neymar en Russie. Pour autant, le championnat de Russie compte aujourd'hui des équipes compétitives. Vous en doutez ? Le CSKA Moscou a remporté la Coupe UEFA, l'ancêtre de la Ligue Europa, en 2005, et le Zénith Saint-Petersbourg l'a imité en 2008. Au passage, on attend toujours qu'un club français la gagne... Quant aux supporters russes, ils sont connus dans le monde entier pour leur ferveur. Mais aussi, malheureusement, pour les problèmes récurrents de hooliganisme et de racisme dans les stades.

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Et au milieu de tout ça, il y a l'équipe nationale. La sélection russe a atteint les demi-finales de l'Euro 2008, mais depuis, elle peine à confirmer. Après l'élimination dès le premier tour de l'Euro 2012, elle a connu une vraie désillusion cet été. Dans un groupe a priori à sa portée, avec la Belgique, la Corée du Sud, et l'Algérie, la Russie a été sortie sans gloire dès la phase de poules de la Coupe du Monde. L'entraîneur italien Fabio Capello a donc du travail pour mettre son équipe au niveau. Et rendre heureux tout un peuple qui espère atteindre, au minimum, les huitièmes de finale.