Les Bleus font (beaucoup) vendre

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Les Bleus font (beaucoup) vendre
Les ventes de produits dérivés, dont les maillots de l’équipe de France, bondissent grâce aux victoires des Bleus.
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BUSINESS - Plusieurs secteurs profitent à plein du bon début de la France en Coupe du monde.

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Il n’y a pas que les supporters des Bleus à afficher un grand sourire depuis le début de la Coupe du monde. Plusieurs secteurs économiques profitent également du bon début de l’équipe de France, quasiment qualifiée pour les huitièmes de finale. Inventaire.

Les télés en plein boom.  S'il est un segment de l'économie que le Mondial réjouit, c'est bien celui  des vendeurs de téléviseurs : selon une étude de l'institut GfK, le secteur a connu en mai une croissance de 25% en volume et 29% en chiffre d'affaires, après deux ans de baisse continue. "Pour nous, l'effet Coupe du monde a commencé début mai, dès l'annonce de la sélection par Didier Deschamps sur TF1", explique Benoît Jaubert, directeur commercial du distributeur d'électro-ménager Darty, qui anticipe une nouvelle "accélération" des ventes mercredi.

Le rythme des ventes dépendra ensuite des soldes et du parcours de l'équipe de France, ajoute-t-il, en évoquant une "croissance à deux chiffres pour mai-juin en volume et valeur". Au-delà des téléviseurs, les machines à popcorn, planchas et tireuses à bière rencontrent aussi un nouveau succès chez Darty.

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© REUTERS

Les livreurs de pizzas ont du boulot. "Les grands gagnants sont les livreurs de pizza, les grands perdants sont les restaurants. Le phénomène s'amplifie avec l'avancement de l'équipe (de France)", résume Bernard Boutboul, spécialiste de la consommation alimentaire hors domicile. Pour les livraisons de Pizza Hut, la Coupe du monde est un "cadeau de Noël", selon Sébastien Chapalain, directeur général pour la France: +15% de chiffre d'affaires en plus en moyenne tous les jours, +60% pour le premier match des Bleus et +80% pour le deuxième match, soit 4 pizzas par minute.

Le groupe a commandé 1.000 tonnes de matières premières pour toute la compétition, et embauché 20 à 25% de salariés en plus. La consommation de bières ne connaît en revanche pas de hausse attribuable au tournoi sportif. "On ne peut pas isoler d'effet Coupe du monde par rapport à l'effet climat et l'effet saisonnier", déclare  Pascal Chevremont, directeur général de l'Association des brasseurs de France.

 La "folie" des produits dérivés. Maillots, écharpes, maquillage ou casquettes : les matchs des Bleus déteignent bien sur les produits dérivés. "Une folie" selon Sylvain Quirot, président de la boutique en ligne Supporters Club de France, joint par mail au Brésil. Il affirme que les prix d'achat ont doublé et que certains de ses fournisseurs sont en rupture de stocks. Chez Doublet, fabricant de drapeaux dans le nord de la France, même constat : "on a à peu près l'engouement qu'on a eu en 2006 au moment de la dernière finale, mais beaucoup plus tôt", selon Olivier Fabre, directeur commercial de l'entreprise qui anticipe d'en vendre 25.000 sur toute la compétition.

 
Le maillot extérieur de l'équipe de France, 930

© Nike

La vague bleue se vérifie aussi sur les articles de sport. Chez Décathlon, le volume de ventes des produits liés au football est deux fois plus important que lors de l'Euro 2012, et avant même le début de la compétition, l'enseigne avait déjà vendu plus de maillots des Bleus que lors du Mondial allemand de 2006. Les fournisseurs officiels (Nike et Adidas pour les maillots et ballons) ne se prononcent pas sur leurs ventes pour l'instant.

L’Equipe et BeinSport ont le sourire.L'Equipe, premier quotidien sportif de France, a vu ses ventes augmenter de 20% en kiosque entre le 12 juin, début de la compétition, et le 20 juin, selon les derniers chiffres. Le journal signale un pic à +40% le lendemain du match France-Honduras. En mai, le quotidien se vendait en moyenne à 150.000 exemplaires. BeinSport, qui diffuse le Mondial en intégralité avec 36 rencontres en exclusivité, a augmenté ses tarifs d'un euro à la veille de la compétition. La chaîne n'a communiqué aucun chiffre, mais les opérateurs qui commercialisent les abonnements confirment une explosion des souscriptions : "ça marche très, très bien" dit l'un, quand un autre signale une multiplication des ventes par trois au cours de la première semaine de coupe du monde.

On parie ? Le secteur des paris en ligne bat également des records, avec une moyenne de 1,5 million d'euros par match (1 million en 2010) depuis l'ouverture de la Coupe du monde de football, d'après l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Le match France-Honduras a établi un record avec 2,78 millions d'euros misés en ligne, auxquels il faut ajouter les 3 millions d'euros de paris enregistrés par la Française des Jeux (FDJ) dans son réseau physique et sur internet pour la même rencontre.

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