L'Allemagne est la meilleure équipe…sur le papier

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L'Allemagne est la meilleure équipe…sur le papier
Comme toujours, l'Allemagne est au rendez-vous.@ Reuters
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ARMADA - La Nationalmannschaft, qui affronte mardi soir le Brésil, s’appuie sur un groupe de 23 joueurs talentueux et impressionnants.  

L'Allemagne au complet. Aucun blessé, ni le moindre suspendu. Le sélectionneur Joachim Löw dispose de son groupe de 23 joueurs pour affronter le Brésil en demi-finale du Mondial, mardi soir (22h). L'entraîneur  allemand va donc devoir effectuer des choix pour son onze de départ. Et vu le pedigree de ses hommes, c'est un problème de riches. "L'Allemagne est l'équipe la plus collective et la plus complète des quatre demi-finalistes", estime l'ancien entraîneur allemand de l'OGC Nice Gernot Rohr. Europe1.fr vous explique pourquoi la Nationalmannschaft dispose, sur le papier, de la meilleure équipe encore en lice en Coupe du Monde.

Thomas Müller

© REUTERS

Pas de Neymar ou de Messi dépendance. L'attaquant Thomas Müller, l'infranchissable gardien Manuel Neuer, ou encore l'indéboulonnable capitaine Philipp Lahm : l'Allemagne ne dépend pas des exploits d'un seul grand joueur. Outre-Rhin, pas un homme providentiel sur qui repose tous les espoirs du pays comme Neymar au Brésil, forfait pour le reste de la compétition, ou Lionel Messi en Argentine. Gernot Rohr ajoute : " Il n'y a pas un joueur sur qui on compte pour faire la différence. Aux Pays-Bas, c'est Arjen Robben qui est chargé de ça. Pas en Allemagne, où c'est le collectif qui est le plus important." Mais il faut tout de même dire que l'attaque allemande repose surtout sur les exploits de Thomas Müller, déjà auteur de 4 buts dans la compétition.

André Schürrle buteur face à l'Algérie (2-0)

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Des jokers de luxe. Buteur décisif face à l'Algérie en huitième de finale, auteur d'une bonne entrée en jeu contre la France, l'ailier André Schürrle symbolise le (très) haut niveau des remplaçants de la Nationalmannschaft. L'attaquant de Chelsea pourrait être titulaire dans pratiquement toutes les sélections au monde, mais pas en Allemagne, où Toni Kroos et Mesut Özil sont incontestables, même si le joueur d'Arsenal est transparent depuis le début de la compétition, dans la lignée de sa difficile saison en Angleterre. "Il y a aussi Mario Götze, du Bayern  Munich, dont on attend beaucoup plus. Et encore Lukas Podolski, qui n'a pas été terrible quand il a été titularisé au premier tour", constate Gernot Rohr. N'oublions pas le co-meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde avec 15 buts (ex-aequo avec Ronaldo) : Miroslav Klose, qui pourrait débuter mardi soir contre le Brésil. Dur, dur, d'être entraîneur de l'Allemagne.
04.07 930x620 Hummels France Allemagne

© REUTERS

Une défense retrouvée. C'est le secteur de jeu qui a connu le plus de changements en cours de Mondial. Le défenseur central Per Mertesacker a été dépassé par la vitesse des Algériens en huitième de finale. Conséquence : Mats Hummels l'a remplacé contre la France, avec à la clé le seul but du match. Pour Gernot Rohr, "il y a du matériel en défense. L'Allemagne n'est pas riche en latéraux, mais depuis que Philipp Lahm est passé du milieu de terrain à son poste de prédilection, arrière droit, ça va beaucoup mieux". Si les Français ne se sont créés que très peu d'occasions en quart de finale, ce n'est donc pas pour rien.

Klose avec Löw (930x620)

© REUTERS

Un collectif rôdé. Des quatre équipes demi-finalistes, l'Allemagne est (comme toujours) la plus régulière au haut niveau. Finaliste en 2002, demi-finaliste en 2006 et 2010, la Nationalmannschaft atteint donc le dernier carré du Mondial pour la quatrième fois de suite. "L'entraîneur Joachim Löw est là depuis longtemps (2006, ndlr). Il connaît parfaitement ses joueurs et s'appuye sur un groupe qui change peu depuis plusieurs années", explique Gernot Rohr. L'Allemands ont aussi été finalistes de l'Euro 2008 et demi-finaliste de l'Euro 2012. Plusieurs joueurs, comme Lahm, Klose ou Schweinsteiger qui comptent plus de 100 sélections, ont une grosse expérience au niveau international. Mais comme le rappelle Gernot Rohr : "à chaque fois l'Allemagne est là, mais on a rien gagné depuis l'Euro 96 !". Dix-huit ans sans trophée pour un pays triple champion du monde, ça commence à faire très, très long.  

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