Diables rouges vs Fennecs : les Belges sont-ils plus forts que jamais ?

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Diables rouges vs Fennecs : les Belges sont-ils plus forts que jamais ?
Eden Hazard sera l'une des armes des Belges dans ce mondial.@ Reuters
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AU PARADIS ? - La Belgique peut-elle faire mieux sur cette Coupe du monde que sa glorieuse aînée, demi-finaliste en 1986 ?

Après douze ans de purgatoire, les Diables rouges retrouveront enfin le frisson d’une grande compétition internationale dès 18 heures mardi contre l’Algérie. Douze ans en foot, c’est très long. Pourtant, la Belgique ne débarque pas en touristes au Brésil, bien au contraire. Pendant la compétition, Eden Hazard et ses compatriotes devront assumer leur statut d’outsider crédible face aux grandes équipes du tournoi.  Deux questions se posent donc à leur sujet : La Belgique est-elle plus forte que jamais ? Feront-ils mieux que leurs aînés, demi-finalistes en 1986 ? Eléments de réponse.

OUI …

>>> Parce qu’elle est bourrée de talent

Une mine d’or qui foisonne de pépites. Depuis quelques années, le onze belge a des airs de mine d’or tant il recèle de pépites. Il y a celles que les plus grands clubs se sont déjà appropriées -Eden Hazard (Chelsea), Marouane Fellaini (Manchester United) ou Thibaut Courtois (Atletico de Madrid)- et il y en d’autres moins cotées, mais tout aussi brillantes. Jean-Claude Matgen, journaliste au quotidien francophone La libre Belgique le souligne d’ailleurs : "au-delà de l’apport offensif d’Eden Hazard, Axel Witsel, milieu indispensable au jeu belge qui joue au Zénith Saint-Pétersbourg et Kevin de Bruyne, virevoltant sur son aile, pourraient être les bonnes surprises de ce mondial."  

>>> Parce qu’elle est plus technique

Samba au plat pays. Pour Jean-Claude Matgen, "l’équipe de 1986 était moins technique que celle d’aujourd’hui". Indiscutablement, la Belgique peur s’appuyer sur des joueurs très à l’aise balle au pied, et ce à tous les postes.

Même un défenseur central comme Vincent Kompany excelle dans ce domaine.

>>> Parce qu’ils ont un sélectionneur charismatique

Le patron de la sélection. Ces individualités sont chapeautées par un homme fort : Marc Wilmots. Ancien joueur des Diables Rouges, devenu sélectionneur à succès d’une équipe invaincue en qualification (huit victoires en dix matchs et 26 points pris sur 30 possibles), il est parvenu à construire un collectif sur ce vivier de joueurs talentueux. Pour ce faire, il n’a pas hésité à mettre Eden Hazard, pourtant son meilleur joueur, sur le banc. Jean-Claude Matgen, "le noyau dur de l’équipe est bien balancé, Wilmots a bien travaillé et l’équipe arrive dans les meilleures dispositions pour aborder la compétition". 

Wilmots

© Reuters

… MAIS

>>> Leurs latéraux sont un peu moins bons

 Forts de ces atouts, on pourrait se demander pourquoi la Belgique n’aborde pas la compétition dans la peau d’un favori. Une première raison à cette prudence : la "faiblesse relative" des défenseurs latéraux pointée du doigt par Jean-Claude Matgen. "Alderweild et Vertonghen jouent dans  des très bons clubs (Atletico de Madrid et Tottenham), mais ce ne sont pas des assurances tout risque. Ce sont d’assez bons joueurs défensifs, mais ils sont limités en phase d’attaque", déplore le journaliste de La Libre.

Latéraux

© Reuters

>>> Ils n’ont pas d’expérience en compétition internationale

Laurent Depré souligne une deuxième faiblesse belge : "bien que les joueurs jouent pour la plupart dans des grands clubs européens, aucun d’entre eux n’a l’expérience d’une Coupe du monde". Et pour cause, voilà 12 ans que la Belgique ne parvient plus à se qualifier.  Un élément qui peut s’avérer décisif dans un match à élimination directe.

EN CONCLUSION

>>> Enthousiasme et prudence sont de mise

Comme tout un pays, les deux journalistes sont partagés entre élan d’enthousiasme et principe de précaution. Mais tout deux jugent que la qualification pour les huitièmes de finale serait un minimum syndical. Ensuite, vu les qualités individuelles des joueurs alignés, sur un match à élimination directe, "tout est possible" répond évasivement Jean-Claude Matgen. Qui parvient difficilement à voiler son espérance. Voir ces Diables Rouges faire de cette Coupe du monde un paradis.

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