Cinq raisons de voir la Croatie battre le Brésil

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Cinq raisons de voir la Croatie battre le Brésil
Luka Modric, le meneur de jeu de la Croatie, sera la star de sa sélection.@ Reuters
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MÉFIANCE - La Croatie défie le pays hôte en match d'ouverture du Mondial. Une équipe qui pourrait surprendre les Auriverde.

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Comment imaginer une autre issue qu'une victoire du Brésil en match d'ouverture du Mondial, jeudi soir, face à la Croatie ? A côté des cinq étoiles des Auriverde, le petit pays des Balkans ne pèse pas bien lourd. D'autant que le Brésil a remporté l'unique confrontation entre les deux équipes en Coupe du monde, au premier tour du Mondial 2006 (1 à 0). Mais, entraînée par l'ancien capitaine et milieu de terrain international Niko Kovac, l'équipe aux damiers est a de solides arguments à défendre.

Europe 1 vous donne les cinq raisons de croire en un exploit de la Croatie sur les terres du pays hôte et grand favori de la compétition.

Le résumé de Brésil-Croatie, 1er tour du Mondial 2006 (1-0) :

Parce que Luka Modric. Le milieu de terrain du Real Madrid a été gigantesque cette saison. Et le mot n'est pas trop fort. Arrivé il y a deux ans chez les Merengue, le Croate a mis du temps pour justifier les 40 millions d'euros investis par les Espagnols il y a deux ans pour le débaucher de Tottenham. Après une première saison en demi-teinte, Luka Modric a trouvé sa place dans le système du coach Italien Carlo Ancelotti. Pion indispensable du milieu de terrain, il a largement contribué par sa technique délicieuse et ses frappes de génie à faire gagner la dixième Ligue des champions aux Madrilènes. Il pourra aussi s'appuyer sur d'autres bons techniciens, comme Rakitic, champion d'Europe cette saison avec Séville, ou le jeune prodige de l'Inter Milan, Kovacic.

Parce qu'ils ont deux espions. Non, il ne s'agit pas des services secrets croates, mais de deux joueurs : l'attaquant Eduardo Silva et le milieu de terrain Sammir, nés au Brésil et naturalisés croates. Jouer une Coupe du monde dans son pays natal, avec le maillot d'une autre sélection, c'est forcément une émotion intense. Alors certes, ce ne sont pas des titulaires indiscutables, mais ils pourront donner de précieux conseils à leurs coéquipiers sur un pays qu'ils connaissent par cœur.

Rakitic, vainqueur de l'Europa League avec Séville cette saison.

© REUTERS

Parce qu'ils sont revanchards. Le parcours qualificatif de la Croatie a été très laborieux. Placée dans le groupe de la Belgique, l'équipe des Balkans a connu de nombreux soubresauts. Après une série noire de quatre matches sans victoire, le sélectionneur de l'époque, Igor Stimac, a été remplacé par Niko Kovac, toujours en poste aujourd'hui. Les Croates termineront deuxième de leur poule, derrière la Belgique. Lors des barrages de qualification, ils ont éliminé  l'Islande (0-0, 2-0). Alors après un parcours aussi chaotique, ils n'ont rien à perdre.

Parce qu'ils sont des adversaires coriaces. Demandez aux Italiens et aux Espagnols, leurs adversaires à l'Euro 2012. Après avoir battu les Irlandais (3-1), les Croates parviennent à accrocher la Squaddra Azzurra au terme d'un match de haute qualité (1-1). Quelques jours plus tard, ils donnent du fil à retordre aux futurs champions d'Europe, l'Espagne. Ils perdent 1-0, mais développent encore une fois un jeu très technique. De cette belle équipe, il reste encore de nombreux titulaires, parmi lesquels Mario Mandzukic, suspendu jeudi soir.



Parce qu'ils l'ont déjà fait. Vous vous souvenez forcément de la Croatie à la Coupe du monde 1998. Comment oublier le doublé de Lilian Thuram qui a offert une place en demi-finale à la France (2-1). Ce soir là, la Croatie avait ouvert le score et donné des maux de tête aux Bleus. Au final, l'équipe aux damiers a terminé troisième de la compétition, un exploit immense pour leur première participation à la Coupe du monde. Rappelons qu'ils ont humilié l'Allemagne en quart de finale (3-0). Alors oui, c'était il y a 16 ans. S'ils ne veulent pas être le premier pays hôte à s'incliner dès le match inaugural, les Brésiliens feraient bien de se souvenir qu'un jour, les Allemands étaient persuadés de battre les Croates.

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