Cinq raisons de croire en l'Algérie

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Cinq raisons de croire en l'Algérie
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COUPE DU MONDE - Les Fennecs entament leur compétition face à la Belgique, mardi.

Après une Coupe du monde 2010 décevante, avec aucun but inscrit en trois rencontres (deux défaites et un nul), la sélection algérienne espère rebondir au Brésil et franchir enfin le premier tour, après trois tentatives infructueuses (outre 2010, les Fennecs ont également participé au Mondial en 1982 et 1986, ndlr). Mais, cette année, il y a de bonnes raisons d'y croire pour les supporters des "Gladiateurs du Désert".

Vahid Halilhodzic (930x620)

Un coach d'expérience. Après les locaux Rabah Saadane et Abdelhak Benchikha, l'Algérie a tenté l'expérience d'un coach étranger, avec Vahid Halilhodzic. Même s'il s'agit au Brésil de sa première Coupe du monde en tant qu'entraîneur - il a participé au Mondial 1982 avec la Yougoslavie -, le technicien bosnien peut se prévaloir d'une grande expérience, acquise lors de ses passages au Losc (1998-2002), au PSG (2003-05) puis à la tête de la Côte d'Ivoire (2008-2010). "Coach Vahid", on le connaît donc bien en France. On connaît aussi son tempérament volcanique et sa poigne de fer. La greffe avec l’Algérie semble avoir prise même si sa première compétition internationale n'a pas été une réussite, avec une élimination dès le premier tour de la Coupe d'Afrique des nations (défaites face à la Tunisie et au Togo, match nul contre la Côte d'Ivoire).

Mais il a ensuite qualifié les Fennecs pour le Mondial dans une double confrontation tendue face au Burkina Faso, vice-champion d'Afrique (2-3, 1-0). Cela n'a pas empêché la presse algérienne de le critiquer. "Je n'oublierai jamais ceux qui ont insulté ma famille", a insisté Halilhodzic lundi. "Mais je n'ai pas peur et j'ai envie d'être acteur de ce Mondial. Si nous mourrons, il faudra que ce soit avec les honneurs. Tout ce qui me critique me rend plus fort." Non, "Coach Vahid" n'a pas changé...

Feghouli algérie foot

© Reuters

Du talent en attaque. Si l'Algérie avait pioché offensivement lors du dernier rendez-vous mondial, elle semble avoir trouvé aujourd'hui des éléments susceptibles de briller devant le but, de jeunes joueurs rodés aux championnats européens. En France, on connaît bien Sofiane Feghouli (photo), passé par Grenoble et qui évolue aujourd'hui à Valence en Espagne. Comme lui, d'autres éléments offensifs ont été formés en France, comme Yacine Brahimi, qui porte aujourd'hui les couleurs de Grenade. A la pointe de l'attaque, un autre joueur de moins de 25 ans s'est révélé : Islam Slimani, auteur de 10 buts cette saison en 30 matches sous les couleurs du Sporting Lisbonne.

Une bonne préparation. La préparation de l'Algérie s'est bien déroulée avec deux succès, contre l'Arménie (3-1), et, plus probant, face à la Roumanie (2-1). Les Fennecs semblent sur leur lancée des matches de qualification où ses vertus de combat lui avaient permis de se sortir des griffes du Burkina. Mais, comme toutes les équipes avec des talents, l'individualisme est le principal danger qui guette. "Si on pense chacun pour soi, on sera "morts" face à une grande équipe comme la Belgique", a convenu Feghouli. "Il faudra se montrer solidaires et tout donner l'un pour l'autre, comme on l'a fait lors des qualifications en Afrique." L'Algérie semble bien dans sa tête et bien dans ses jambes, comme l'a confirmé Halilhodzic : "il n'y a pas de blessures sérieuses. Les joueurs ont bien travaillé et savent ce qui les attend demain. Nous sommes prêts à débuter, oui."

Vahid Halilhodzic (930x620)

Un groupe abordable. Avec la Belgique comme tête de série, la Russie et la Corée du Sud, l'Algérie a peut-être hérité du groupe le plus homogène de cette Coupe du monde, un groupe où chaque équipe peut avoir son mot à dire. C'est ce qui a affleuré dans le discours d'Halilhodzic, lundi. "On n'a rien à perdre", a-t-il insisté. "Il faudra tout donner pour n'avoir aucun regret. On entame le tournoi avec audace. Il faudra tenter quelque chose. Si nous souhaitons passer le premier tour pour la première fois, il faudra créer trois exploits. Pas seulement contre les Belges." Si la Belgique paraît sans doute un cran au-dessus des Fennecs, la Russie de Fabio Capello, en plein renouvellement, et la Corée du Sud, 57e au classement Fifa, sont des adversaires qui semblent à leur portée.

L'exemple de 1982. Même si elle n'a jamais passé le premier tour de la Coupe du monde, l'Algérie en a été tout près en 1982 après sa victoire sur la RFA (2-1), future finaliste de l'épreuve. Elle n'avait été éliminée que par la (dis)grâce d'un court succès de l'Allemagne de l'Ouest sur l'Autriche (1-0). L'actuel sélectionneur adjoint, Noredine Kourichi, était de cette équipe "historique" de l'Algérie, première sélection africaine à battre une équipe européenne. "Ce jour-là, c'est la qualité technique qui a fait la différence sur la puissance de l'Allemagne. On s'était préparé un peu comme aujourd'hui, dans la sérénité, avec un groupe peu expérimenté", explique-t-il. Alors, Kourichi, totem de cette Algérie 2014 ?

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