Bleus : préparation au parfum euphorisant

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Bleus : préparation au parfum euphorisant
Près de 75.000 spectateurs ont assisté mardi soir à la victoire de l'équipe de France sur la Norvège (4-0).@ D.R.
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AMBIANCE - L’équipe de France a battu la Norvège, mardi soir, au Stade de France (4-0).

L’ambiance qui avait bercé le succès probant décroché face aux Pays-Bas en mars (2-0), n’était donc pas illusoire. Oui, la qualification pour le Mondial arrachée face à l’Ukraine l’hiver dernier semble avoir changé quelque chose dans le rapport des Français à leur équipe nationale. D’abord, ils s’y rendent en nombre.

Ce match face à la Norvège, premier d’une série de trois en route vers la Coupe du monde (Paraguay le 1er juin et Jamaïque le 8), avait un intérêt relatif. Pourtant, plus de 70.000 personnes garnissaient l’enceinte de Saint-Denis et il y avait presque autant de vendeurs au noir qui cherchaient des places que d'autres qui en vendaient.

Et puis, il y avait l’atmosphère, presque guillerette. Les jeunes des écoles de foot criaient leur amour des Bleus sur une ligne de métro 13 bondée. Et, autour du stade, les spectateurs affichaient leur enthousiasme. Certes, les maillots n’étaient guère présents (ou alors ceux du PSG). Et qu’importe si la majorité des drapeaux tricolores étaient sponsorisés par un site sportif de vente en ligne...

Supporters des Bleus

© N.R./E1

"On va aller en finale", souriaient Mamadou et Daniel (à gauche) de concert. Leurs joueurs fétiches ? "Ribéry et Benzema". Pour voir les deux têtes d’affiche du football français, ils devront patienter. L’un, blessé, a été économisé. L’autre, vainqueur de la Ligue des champions le week-end dernier avec le Real, a été dispensé.

Supporters des Bleus 2

© N.R./E1

Ce sont plutôt Dylan et Kieran (à droite), qui croient en l’apport de Paul Pogba ou de Yohan Cabaye, qui ont été comblés… Les deux étaient titulaires, aux côtés notamment de Patrice Evra, seul joueur dont le nom a été sifflé lors de l’annonce de la composition des équipes. Le bus de Knysna a beau avoir été détruit, ses diverses casseroles (notamment ses déclarations contre les consultants) tintent toujours aux oreilles des amateurs de foot.

Les sifflets pour Evra, rappel du passé. Le début de match engageant des Bleus a servi l’ambiance. Les spectateurs ont rapidement donné de la voix pour accompagner les premières occasions, avant l’explosion sur l’ouverture du score de Pogba (15'). Comme souvent au Stade de France, cela a été suivi d’une "ola" orchestrée par le virage Nord où se trouvent les "Irrésistibles français", quelques centaines d’acharnés des Bleus que nous avions rencontrés en Ukraine, lors du barrage pour le Mondial. Après la "ola", les deux virages se sont répondus dans une belle harmonie.

Le deuxième but, signé Olivier Giroud, a rallumé la flamme d’entrée de seconde période, alors que le froid commençait à se faire sentir dans l’enceinte dionysienne. Evra (diplomatiquement ?) remplacé à la mi-temps (un changement applaudi par certains), le deuxième "mal aimé" des Bleus (parce qu’il plonge, parce qu’il joue à l’OM,…), Mathieu Valbuena, a lui eu une sortie de star après avoir offert le quatrième but à Giroud, sur une habile percée côté gauche suivi d’un centre en retrait.

Un festival de buts. Encore. Le quatrième, parce qu’entre temps, Loïc Rémy avait inscrit un troisième but au sein d’une défense norvégienne apathique (67'). La soirée tournait à la démonstration, une habitude ces derniers temps du côté de Saint-Denis. En trois matches - Ukraine, Pays-Bas et Norvège -, les Bleus ont inscrit la bagatelle de neuf buts sans en prendre un. La fin de match offrit une Marseillaise et quelques frissons quand Stéphane Ruffier (chaleureusement applaudi lors de chacune de ses interventions), Giroud ou Blaise Matuidi restèrent un moment au sol. Le spectre d’un nouveau forfait, sans doute.

La fin de match, avec ses moult remplacements - et la première cape notamment de Rémy Cabella, poliment accueilli -, n’a pas ressemblé à grand-chose et une grande partie des spectateurs ont même choisi de quitter les lieux avant terme.  Ils n’ont pas vu la (petite) parade des joueurs, légèrement perturbée par l’intrusion sur la pelouse d’un trublion, rapidement intercepté. Sur les tableaux d’affichage, un message informait le public d’un (autre) acte de malveillance sur le RER D, qui retardait le trafic. Le rêve d’une finale le 13 juillet n’est pas incompatible avec les réalités concrètes...

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RECIT - La promenade des Bleus face à la Norvège

CALENDRIER - Le programme des Bleus au Mondial