Pays-Bas-Argentine, le souvenir de 1978

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Pays-Bas-Argentine, le souvenir de 1978
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REVANCHE - Il y a 36 ans, Argentine et Pays-Bas s'affrontaient en finale de la Coupe du monde.

Certes, il y a eu depuis le chef-d’œuvre de Dennis Bergkamp en quarts de finale du Mondial 1998, à Marseille (2-1). Il y a eu également les retrouvailles en 2006 (0-0 en phase de groupes). Mais, à l'évocation de l'affiche Argentine-Pays-Bas en Coupe du monde, un seul match revient instantanément à l'esprit : la finale du Mondial 1978 que l'Albiceleste avait remportée à domicile, au stade Monumental de Buenos Aires. Ce match, achevé sur le score de 3-1 après prolongation, les Néerlandais l'ont encore en travers de la gorge. "J'espère qu'ils (les joueurs néerlandais) vont nous venger", insiste ainsi l'ancien Stéphanois Johnny Rep dans les colonnes du quotidien L'Equipe, mardi. "Parce que l'Argentine nous a volé le Coupe du monde 1978 !"

L'Argentine bat les Pays-Bas en finale du Mondial 1978 :

Sous l’œil des militaires. Que reprochent donc Rep et plus généralement les Néerlandais aux Argentins ? Les "coups de pied", les "coups de poing" distribués sur le terrain en toute impunité. L'avant-match, avec le refus argentin de laisser René van de Kerkhof avec un plâtre au poignet, ce qui avait retardé le coup d'envoi de la finale...

Argentine et Pays-Bas (930x310)

Et puis, il y avait le contexte politique, bien sûr, cette sensation que rien ne pouvait arrêter l'Argentine, qualifiée par miracle (vraiment ?) pour la finale après un succès 6-0 contre le Pérou (il fallait gagner par quatre buts d'écart, ndlr). Non, rien ne pouvait empêcher l'Albiceleste de triompher sous l’œil bienveillant des militaires et du dictateur Jorge Videla (photo ci-dessous), pour qui ce Mondial était une vitrine qui dissimulait les exactions commises par le régime.

Jorge Videla (930x620)

"Des supporters comme fous." La finale elle-même s'était déroulée dans un contexte d'intimidation généralisée. Ruud Krol, défenseur des Oranje à l'époque, souligne : "tout était bon pour faire grandir l'hostilité du public". "La sécurité était nulle. Les supporteurs argentins étaient comme fous", s'était offusqué l'attaquant Robby Rensenbrink. Pour protester, les Néerlandais n'étaient pas allés chercher leur médaille en tribune officielle. "Ils venaient de nous voler la Coupe du monde", s'irrite Rep. "On n'allait pas en plus les remercier, non ?"

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