Coupe d'Europe - Toulon et Clermont de justesse, La Rochelle épate

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Coupe d'Europe - Toulon et Clermont de justesse, La Rochelle épate
Le numéro 8 de Clermont, Fritz Lee mené à terre par Dan Lydiate.@ Geoff CADDICK / AFP
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Toulon et Clermont, vainqueur de justesse des Scarlets (21-20) et des Ospreys (26-21), ont assuré l'essentiel pour leurs débuts en Coupe d'Europe, loin des festivals des Saracens et de La Rochelle, vainqueurs à l'extérieur lors de la 1re journée.

Clermont assure, La Rochelle épate

Clermont aime la Coupe d'Europe et l'a encore prouvé en faisant ce qu'il est incapable de faire depuis le début de saison en Top 14 : s'imposer à l'extérieur. A Swansea, chez les Ospreys (26-21), dans la douleur, en ayant beaucoup défendu, là aussi un point faible des Auvergnats en championnat. Le vice-champion d'Europe a été bien inspiré de l'emporter car les Saracens, bourreaux de l'ASM en finale au printemps, se sont promenés à Nortampton (57-13) avec 8 essais et prennent la tête du groupe 2. Les retrouvailles de décembre entre les favoris s'annoncent torrides.

La Rochelle n'a pas l'expérience de ces deux-là, elle qui vivait son baptême de Coupe d'Europe. Cinq mois après avoir fini en tête de la saison régulière de Top 14, l'équipe de Patrice Collazo a encore changé de dimension en ramenant un succès bonifié de son déplacement chez les Harlequins (34-27). Attaque de feu en première période - trois essais en une demi-heure - et défense de fer en seconde - les Quins ont occupé le camp rochelais les dix dernières minutes sans inscrire d'essai -, le Stade Rochelais ne pouvait rêver mieux pour ses débuts. De novice, l'équipe de Patrice Collazo et Xavier Garbajosa devient un candidat déclaré aux quarts de finale : en tête du groupe 1 devant l'Ulster, vainqueur vendredi des Wasps (29-19), elle devra confirmer dans une semaine face à la province nord-irlandaise.


Toulon aux deux visages

Comme souvent depuis le début de saison, le RCT du nouveau manager Fabien Galthié a alterné le bon et le moins bon face aux Scarlets de Leigh Halfpenny. Et peut remercier son ex-arrière d'avoir manqué deux pénalités, sans quoi les ambitions du triple champion d'Europe (2013-14-15) auraient été rangées d'entrée au placard.

Mathieu Bastareaud et ses coéquipiers ont démarré le match en trombe: 15-0 après un quart d'heure de jeu. Mais le passage à vide après la pause, consécutif au carton jaune reçu par Hugo Bonneval, a permis aux Scarlets de virer en tête (20-18). François Trinh-Duc, sur pénalité (64e), a sauvé les meubles. Ce manque de constance des Varois est problématique dans une compétition aussi serrée. Comme l'est le point de bonus défensif laissé aux Gallois malgré plusieurs occasions de les en priver à la sirène. Heureusement pour Toulon, Bath n'a pas non plus brillé face à Trévise (23-0). Avec deux essais seulement, le club anglais s'est imposé sans bonus offensif, le standard attendu face à l'équipe italienne.


Racing 92, Castres, Montpellier : mitigé

Comme Toulon, le Racing 92 a assuré l'essentiel face à Leicester (22-18) mais pourra regretter toutes les occasions, en seconde période, d'inscrire un quatrième essai synonyme de bonus offensif. Et qui aurait permis d'ôter le bonus défensif aux Tigers.

Au classement, le Racing possède deux points d'avance sur Castres et le Munster, qui ont partagé les points dimanche à Pierre-Fabre (17-17). Là aussi, les regrets français sont nombreux, entre opportunités non concrétisées et surtout ce drop à la sirène raté par l'ouvreur castrais Benjamin Urdapilleta, pourtant bien placé en face des poteaux.

La plus grosse frustration reste pour Montpellier, qui a frôlé l'exploit au Leinster mais a finalement dû se contenter du bonus défensif, avec une défaite 24-17. Timoci Nagusa, qui a mal négocié la balle de match, peut s'en vouloir. Vainqueur bonifié (4 essais), le Leinster prend la tête du groupe 3 devant Exeter, qui a pris le dessus sur Glasgow (24-15).