Coupe Davis : Yannick Noah veut "créer une émulation qui soit saine"

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Coupe Davis : Yannick Noah veut "créer une émulation qui soit saine"
Yannick Noah, capitaine confiant.@ Jacques DEMARTHON/AFP
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L'équipe de France de Coupe Davis, menée par Yannick Noah, affronte la République tchèque privée de Tomas Berdych en quarts de finale, de vendredi à dimanche.

Sans Richard Gasquet ni Gaël Monfils, mais avec Lucas Pouille et la paire Herbert-Mahut pour le double, l'équipe de France de Coupe Davis prépare son quart de finale comme elle peut. Les Bleus du tennis affrontent la République tchèque ce week-end à Trinec, petite ville située à l'extrême est du pays, près de la frontière polonaise. Dans un entretien accordé au quotidien L'Equipe, le capitaine Yannick Noah est revenu sur le choix des joueurs et sur l'atmosphère qui règne dans le groupe.

Beaucoup de joueurs. Pour le quart de finale, Yannick Noah doit composer avec la blessure de Richard Gasquet et la méforme de Gaël Monfils. Pas idéal quand on sait que le quatuor, que formaient les deux joueurs avec Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga, avait très bien marché lors du premier tour face au Canada (5-0). Mais pas plus inquiétant que cela pour Noah, qui préfère se satisfaire du nombre de joueurs français qui performent, notamment en double avec le tout récent succès de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert à Wimbledon. "Je n'étais pas parti pour faire une équipe qui allait durer toute la saison. Mon intérêt est de créer une émulation qui soit saine", a expliqué le capitaine à L'Equipe, mardi. "J'aurais eu aujourd'hui à disposition Gaël et Richard, j'aurais quand même pris Herbert-Mahut en double, et je me serais séparé de deux joueurs en simple."

Mahut et Tsonga se sont expliqués. Yannick Noah est également revenu sur les tensions qui ont pu exister entre Nicolas Mahut et Jo-Wilfried Tsonga lors du double du quart de finale perdu l'année dernière à Londres. "On s'est retrouvés tous les quatre (avec Pierre-Hugues Herbert) pour parler de cette histoire", a souligné Noah. "Ils ont parlé, j'ai donné mon point de vue. Ça a pris dix minutes", confirmant que l'objectif était "tellement plus fort que les éventuels petits potins."

"Enclencher le vrai travail." Sur son rôle au sein du haut niveau du tennis français, le sélectionneur a prévenu que le "temps de prise de contact" était bien terminé. "J'ai l'impression qu'on peut enclencher le vrai travail", a-t-il enchaîné. "L'idée, c'est de tirer tout le monde vers le haut. Il y a une vraie bonne dynamique autour de la Coupe Davis." À Noah et aux joueurs de le prouver sur le terrain contre les Tchèques privés de leur leader Tomas Berdych, à partir de vendredi.