Avec le "ePrix" de Paris, la France va découvrir la Formule E

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Avec le "ePrix" de Paris, la France va découvrir la Formule E
La Formule E s'installe à Paris samedi, autour des Invalides. @ FIA
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La Formule E, petite sœur de la F1, débarque pour la première fois en France, samedi à l'occasion de le "ePrix" de Paris, aux Invalides. 

Une course automobile en plein cœur de la capitale française, dans un décor de carte postale. La septième manche du championnat du monde de Formule E, compétition automobile 100% électrique, aura lieu pour la première fois en France, samedi, pour le "ePrix" de Paris. Le circuit de 1,93 km, installé autour de la prestigieuse Esplanade des Invalides, permettra aux spectateurs de découvrir cette discipline aux faux airs de Formule 1. Mais dans l'ombre de sa grande sœur, la Formule E a encore bien du mal à exister. Europe 1 vous fait découvrir cette discipline atypique et en plein essor.  

  • A quoi ressemblent les voitures ?                               

Créée en 2014, la Formule E est la première discipline 100% électrique dans le monde des sports automobiles. Au premier regard, la différence avec une monoplace de Formule 1 ne saute pas aux yeux. Pourtant, les Formule E se distinguent totalement de leurs grandes sœurs. Nettement moins puissantes, les voitures peuvent tout de même atteindre 210 km/h.

  • Des monoplaces vraiment électriques ?

Autre originalité : les monoplaces sont propulsées par un moteur électrique, nettement plus écologique que ceux utilisés en Formule 1. Mais le principal problème pour les Formule E réside dans l'autonomie des batteries. Ici, pas question de perdre un temps précieux en rechargeant lors d'un arrêt au stand. Les pilotes doivent donc changer de véhicule en pleine course, pour monter dans une… nouvelle monoplace, avec une batterie rechargée à plein.

Mais les organisateurs espèrent que, d'ici trois ans, les Formule E parviendront à effectuer une course entière. Autre gros changement par rapport à la Formule 1 : les monoplaces de Formule E ne font pratiquement pas… de bruit. Loin du vacarme assourdissant des Grand Prix, les "ePrix" se déroulent dans une ambiance nettement plus apaisée. Ecoutez plutôt :

  • Une vraie compétition ?

La Formule E n'est pas une compétition gadget qui sert de laboratoire aux constructeurs automobiles désireux de développer leurs moteurs électriques. C'est un championnat du monde à part entière, organisé par la FIA (Fédération internationale de l'automobile) avec dix "ePrix" au programme pour la saison 2015-2016. Et contrairement à la Formule 1, la compétition est disputée uniquement sur des circuits urbains, à travers le monde entier. La saison, débutée à Pékin en octobre, s'achèvera à Londres le 3 juillet prochain.

  • Qui sont les pilotes ?

Alain Prost l'assure : "en dehors de la F1, les meilleurs pilotes sont en Formule E". Certes, les as du volant, les Hamilton, Vettel ou Raikonnen, ne sont pas près de rejoindre la discipline 100% électrique, mais des visages bien connus débarqueront à Paris. Plusieurs anciens pilotes de Formule 1 sont ainsi inscrits au championnat du monde, comme le Suisse Sebastian Buemi ou le Français Jean-Eric Vergne, tous deux anciens de l'écurie Toro Rosso.  Après six courses, la tête du classement est actuellement occupée par le Brésilien Luca Di Grassi.

  • Y a-t-il des Français ?

Cocorico : une écurie tricolore, Renault e.Dams, est une des meilleures du plateau actuel. Surtout, un de ses fondateurs et copropriétaire n'est autre que… Alain Prost ! Le "Professeur", ambassadeur de la marque au losange, parcourt même le monde pour accroître la notoriété de la Formule E. Chez les Prost, c'est même une histoire de famille : son fils, Nicolas, est un des deux pilotes de l'écurie, avec le Suisse Sebastian Buemi. Au classement mondial, le premier Français est Stéphane Sarrazin, actuellement 5e juste devant Loïc Duval, 6e. De quoi espérer entendre une Marseillaise sur l'Esplanade des Invalides, samedi après-midi, comme aux plus belles heures de la F1.