Attaque du bus de Dortmund : quand le foot est pris pour cible

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Attaque du bus de Dortmund : quand le foot est pris pour cible
Un double attentat avait eu lieu devant le stade du Besiktas en 2016, alors que le Stade de France avait été une des cibles des attentats du 13 novembre 2015.@ Photos AFP
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Le football a été touché à plusieurs reprises par des actes de violence, comme mardi soir avant le match de Ligue des champions entre le Borussia et Monaco. 

L’attaque du bus de Dortmund a choqué l’Europe du foot. Trois explosions ont visé mardi soir le véhicule transportant l’équipe allemande avant le quart de finale aller contre Monaco, entraînant le report de la rencontre. Cet acte de violence n’est cependant pas le premier qui touche le football.            

  • Janvier 2010 : le bus du Togo mitraillé

Le 8 janvier 2010, à deux jours du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des nations, le bus du Togo est mitraillé dans une embuscade perpétrée par des indépendantistes de l'enclave de Cabinda. Bilan : deux morts (un chargé de communication et l'entraîneur des gardiens) dans la délégation des Éperviers.

La CAN 2010 en Angola est endeuillée, mais se déroule quand même, sans le Togo qui retire son équipe. La Confédération africaine (CAF), instance de tutelle de l'épreuve, a d'abord sanctionné sportivement... les Éperviers, pour ingérence gouvernementale. Puis, face au tollé provoqué, s'est ravisée après le tournoi.                   

  • Novembre 2015 : le Stade de France, cible des attentats de Paris

Le 13 novembre 2015, l'équipe de France dispute un match amical contre l'Allemagne au Stade de France quand trois kamikazes font exploser leur ceinture d'explosifs aux abords de l'enceinte. Manuel Dias, un Portugais de 63 ans, est la première des 130 victimes des attentats.

Le match s'est déroulé sans accroc mais joueurs français et allemands sont restés confinés dans le stade plusieurs heures après la rencontre. Un mouvement de panique survient cependant à la fin du match, sans faire de blessés, et de nombreux supporters pénètrent sur la pelouse du Stade de France. 

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Photo @AFP 

  • La peur des attaques

Le 17 novembre 2015, quatre jours après les attentats perpétrés à Paris, les matchs amicaux Belgique-Espagne à Bruxelles et Allemagne-Pays-Bas à Hanovre sont annulés face à la menace de nouvelles attaques. Allemagne-Pays-Bas, prévu en présence de la chancelière Angela Merkel, est ainsi annulé à la dernière minute en raison d'un risque "sérieux" d'"attentat à la bombe". Le match entre la Belgique et l'Espagne est lui annulé, sur recommandation du centre belge de crise, à la suite des attentats sanglants de Paris.

Plus tard, le match amical Belgique-Portugal, initialement programmé le 29 mars 2016 à Bruxelles et annulé au lendemain des attentats du 22 mars dans la capitale belge (32 morts et quelque 340 blessés), aura finalement lieu le même jour à Leiria, dans le centre du Portugal.              

  • Décembre 2016 : les policiers turcs visés

Le 10 décembre 2016, un double attentat vise des policiers à proximité du stade de l'équipe de football de Besiktas, à Istanbul, quelques instants après la fin de la rencontre contre Bursaspor. Le bilan est très lourd, avec au moins 44 morts dont 36 policiers. L’attentat est revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical kurde proche du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

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Photo @Goktay KORALTAN / DEPO PHOTOS / AFP