Zarco: "Pas d'excès de confiance"

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Zarco: "Pas d'excès de confiance"
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Auteur du premier podium de sa carrière à Jerez il y a un mois, Johann Zarco a redonné le sourire au clan tricolore. Ravi de ce résultat, le pilote de l'équipe Ajo garde la tête froide et se fixe un objectif: rattraper Nicolas Terol, le leader du championnat. Le Cannois tentera de combler son retard lors du prochain Grand Prix à Estoril, avant de penser à l'évènement du Mans, quinze jours plus tard.

Auteur du premier podium de sa carrière à Jerez il y a un mois, Johann Zarco a redonné le sourire au clan tricolore. Ravi de ce résultat, le pilote de l'équipe Ajo garde la tête froide et se fixe un objectif: rattraper Nicolas Terol, le leader du championnat. Le Cannois tentera de combler son retard lors du prochain Grand Prix à Estoril, avant de penser à l'évènement du Mans, quinze jours plus tard. Tout d'abord, félicitations pour votre troisième place à Jerez. Quel a été votre sentiment quand vous avez franchi la ligne d'arrivée ? Vraiment beaucoup de joie. Le podium en Grand Prix, c'est véritablement un sacré truc. J'étais content à l'arrivée, mais il fallait aussi que j'aille retrouver des amis au bord de la piste, pour pouvoir enlever la couche culotte (rires). J'ai une petite mascotte, un petit bonhomme avec une couche culotte. Tant que je n'avais pas fait de podium, on ne l'enlevait pas donc voilà, maintenant c'est fait ! Sur le podium, j'ai respiré un grand coup, vraiment ouvert les yeux et enregistré un maximum d'images. C'était un vrai bonheur. Est-ce qu'un podium si tôt dans la saison change vos objectifs ? Cela ne change pas mes objectifs, mais cela m'arrange. Tant mieux, c'est fait, peut-être que maintenant j'aurai moins de pression. C'est positif que d'obtenir ce podium d'entrée de jeu, qui plus est lors de la première course disputée en Europe cette saison. L'objectif principal, c'est de pouvoir être sur les podiums. Maintenant, il ne faut pas faire un excès de confiance, ne pas se mettre trop de pression non plus. Je ne serai pas non plus déçu si je prends une claque à Estoril, cela peut arriver. Après le beau temps, il y a la pluie et vice-versa. Je me fixe un but, rejoindre Terol petit à petit, car il est encore plus fort et cela me permettra ainsi de moins penser aux podiums et aux médias. Vous êtes actuellement quatrième au général. Gardez-vous un oeil sur ce classement ? Oui, je le consulte, mais je garde en tête qu'il ne faut surtout pas avoir de zéro dans les Grands Prix, qu'il faut essayer de finir toutes les courses dans les points et surtout ne pas chuter. Cependant, j'essaye de ne pas m'énerver pour une 6e place par exemple, il faut prendre chaque résultat comme il est, même si j'ai en tête d'intégrer le top 5 à chaque fois. Avec le recul, est-t-il facile de garder la tête froide après un podium ? Je ne réalise peut être pas assez. Ce podium ne me fait pas rêver, je suis simplement heureux. Je n'ai pas pleuré, alors que je pense qu'une victoire me fera pleurer. Je me maintiens donc cet objectif de rattraper Terol et de continuer à faire des bons résultats. Quel regard portez-vous sur vos adversaires cette saison ? Cette année, du côté des Français, il y a Louis Rossi qui se débrouille bien. Il n'a pas la même moto que moi, donc je pense qu'il sera un peu moins compétitif pour jouer les avant-postes. Pour lutter dans les cinq premiers parmi les Français, je suis seul. Je pense que Terol sera mon principal adversaire pour le titre de champion du monde. Sinon, je regarde aussi les pilotes en Moto 2 et notamment Jules Cluzel, qui est l'un des prétendants au titre. Malheureusement, il a chuté à Jerez. Tant mieux pour moi, car cela m'a permis d'être le meilleur Français du week-end, mais j'espère qu'à l'avenir, on sera plus nombreux sur les plus hautes marches. Les victoires françaises en Grand Prix sont-elles des sources d'inspiration ? Je m'inspire surtout de la saison de Mike Di Meglio en 2008, qui a été sacré champion du monde dans l'équipe où je suis actuellement. C'est ma source d'inspiration première. Comment avez-vous préparé le Grand Prix du Portugal ? On a eu trois semaines pour se préparer. Maintenant, je suis basé à Avignon. Je me suis entraîné physiquement, sans forcément faire de la musculation. En 125cc, ce n'est pas nécessaire, il faut rester assez fin pour la moto. On a une 125 quatre-temps: cela ne va pas très vite, mais sur les circuits de kart, on peut mettre les pneus de course et ainsi prendre du plaisir, travailler la technique et cela ne coûte pas trop cher, donc c'est bénéfique pour moi et pour l'équipe. Quel est votre avis sur la Derbi ? C'est beaucoup mieux que l'année dernière. C'est une très bonne moto. Si je peux être le meilleur du team Ajo à la mi-saison, je pourrais peut-être avoir un peu plus d'aide du côté d'Aprilla. En ce moment, les motos sont constantes, mais je pense que si l'on grimpe au classement général, on pourra obtenir quelques petites améliorations. Le Grand Prix de France arrive à grands pas. Comment aborde-t-on un rendez-vous si important lorsqu'on est un pilote français ? On se le dit tout le temps: il faudrait le prendre comme un Grand Prix comme les autres. Il y a plus de pression du côté médias. Il faudra que je fasse le tri pour le Grand Prix de France. Ne pas passer tout mon temps avec les journalistes, ne pas trop me prendre la tête, car c'est un flux d'énergie qui part vite .